La dénatalité serait-elle contagieuse ? Cette théorie qui pourrait expliquer l'effondrement des naissances
Et si l'effondrement de la natalité ne s'expliquait pas seulement par le coût de la vie ou les difficultés à se loger ? Dans une enquête du Financial Times, Camilla Cavendish explore un phénomène moins connu : la « contagion sociale », qui pourrait entretenir le recul des naissances à mesure que les familles nombreuses disparaissent du paysage.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Pourquoi fait-on de moins en moins d'enfants ? Le Financial Times explore la contagion sociale de la dénatalité, des feuilletons brésiliens aux entreprises asiatiques.
Sommaire
- Quand ne pas avoir d'enfants devient la norme
- Au Brésil, les feuilletons télévisés auraient contribué à faire baisser la natalité
- Des enfants de moins en moins visibles, et de moins en moins tolérés ?
- Des entreprises asiatiques montrent qu'une autre dynamique est possible
- Le risque d'une spirale démographique difficile à inverser
Avoir des enfants serait-il devenu un choix presque marginal ? Dans un village du Cambridgeshire, en Angleterre, Susannah McIntyre, 37 ans, raconte les regards désapprobateurs qu'elle essuie lorsqu'elle se promène avec ses trois jeunes garçons. Les passants murmurent, les cafés semblent soulagés de les voir partir. À l'école primaire locale, seules deux autres familles comptent trois enfants.
Cette mère de famille dit avoir le sentiment d'être devenue une exception, dans une société où certains considèrent désormais la parentalité comme un choix de vie égoïste.
L'anecdote ouvre une longue enquête publiée par le Financial Times, dans laquelle Camilla Cavendish, auteur de Generation Maybe, avance une hypothèse : et si la dénatalité était aussi un phénomène de contagion sociale ?
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