L’ambassadeur américain Bill White défend l’engagement de Washington en Europe
Intervenant lors d’une rencontre consacrée à la reconquête par l'Europe de sa souveraineté, organisée par le Centre Jean Gol, l’ambassadeur des États-Unis a réaffirmé la solidité du partenariat entre Washington, la Belgique et l’OTAN. Il a salué l’engagement belge ainsi que la mémoire commune de la libération de l’Europe, il a aussi défendu la stratégie du président américain, estimant qu’elle visait avant tout à renforcer la sécurité et la responsabilité des alliés européens.
Publié par Rédaction
Résumé de l'article
L'ambassadeur des États-Unis a pris la parole sur les relations transatlantiques et la politique menée par le président Donald Trump.
À l'occasion d'un colloque organisé par le Centre Jean Gol au Palais d'Egmont à Bruxelles, l'ambassadeur des États-Unis Bill White a pris la parole devant un auditoire composé de responsables militaires, de dirigeants d'entreprises, d'économistes et de responsables politiques.
Il a commencé par saluer la coopération étroite entre les forces armées alliées et les acteurs économiques engagés dans le renforcement de la défense occidentale. Il a notamment rendu hommage au président du Mouvement Réformateur, Georges-Louis Bouchez, qu’il a décrit comme « un grand leader pour la Belgique ». Au fil de son intervention, il a aussi salué la présence de plusieurs personnalités du monde économique, dont l’homme d’affaires Luc Bertrand, présenté comme « un formidable ambassadeur de la Belgique ».
L’essentiel de son discours a toutefois porté sur les relations transatlantiques et sur la politique menée par le président Donald Trump. Réagissant aux critiques parfois adressées aux méthodes du dirigeant américain, l’ambassadeur a estimé que celui-ci adoptait avant tout « une manière efficace de faire les choses ». Selon lui, l’objectif de Washington n’est pas de se détourner de l’Europe, mais d’encourager les alliés à renforcer leurs capacités de défense.
Dans cette perspective, il a souligné le rôle central de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord et a salué le travail de son secrétaire général, Mark Rutte. Il a aussi évoqué les efforts demandés aux États européens pour accroître leurs dépenses militaires, citant en exemple le ministre belge de la Défense, Theo Francken, qui est parvenu à atteindre les 5 % du PIB.
Bill White a par ailleurs insisté sur l’attachement des États-Unis à la sécurité du continent européen. « L’Amérique sera toujours là pour l’Europe », a-t-il affirmé, rappelant que Washington continue d’assurer une garantie nucléaire au sein de l’Alliance.
Au-delà des questions militaires, il a également mis en avant la dimension historique de la relation entre les deux pays. Évoquant une récente visite à Bastogne, il a rappelé la mémoire des soldats américains tombés pour la libération de la Belgique durant la Seconde Guerre mondiale. Selon lui, cette mémoire commune demeure le socle d’une « amitié pour la vie » entre les deux nations.
Enfin, l’ambassadeur a souligné le poids économique de la Belgique dans les relations transatlantiques. Malgré une population de moins de douze millions d’habitants, le pays figure parmi les principaux partenaires commerciaux des États-Unis. Il a salué l’esprit d’innovation et l’esprit entrepreneurial de l’économie belge, évoquant les quelque 150 entreprises actives dans les échanges entre les deux pays.
Concluant son intervention, il s’est dit convaincu que les relations économiques entre Washington et Bruxelles continueront de se renforcer, avec à la clé « des centaines de milliards de dollars d’échanges » dans les années à venir.