Le prince Laurent et la princesse Claire victimes d’un phishing de plus de 17.000 euros : le Parquet requiert 15 mois de prison
Le parquet a requis des peines de prison devant le tribunal correctionnel de Louvain dans un dossier de fraude informatique et de blanchiment. Parmi les victimes : la princesse Claire et le prince Laurent. Plus de 17.000 euros ont été détournés de leurs comptes. Une partie de l’argent aurait notamment servi à régler des dépenses dans une boîte de nuit en Espagne.
Publié par Rédaction
L’affaire remonte à la fin de l’année 2021. Le 23 décembre, la princesse Claire reçoit un SMS présenté comme émanant de Card Stop. Le message indique que sa carte bancaire doit être bloquée. Le piège fonctionne d’autant mieux que la princesse avait perdu sa carte quelques jours plus tôt. Le message lui paraît donc crédible.
En cliquant sur le lien, elle est redirigée vers un faux site internet. Elle y effectue plusieurs démarches pour s’identifier, avant de prendre peur et de fermer la page. Mais le mal est fait. Le 4 janvier 2022, la princesse, aujourd’hui âgée de 52 ans, constate qu’elle ne peut plus effectuer d’opérations avec ses cartes bancaires. Sa banque lui confirme alors qu’elle a été victime d’une fraude informatique.
Argent utilisé dans une boîte de nuit
Au total, plus de 17.000 euros ont été prélevés sur des comptes liés à la princesse Claire et au prince Laurent. Les sommes provenaient à la fois de leur compte personnel et de trois autres comptes sur lesquels la princesse disposait d’une procuration.
Selon l’enquête, l’argent a été transféré entre le 1er et le 4 janvier 2022 vers plusieurs comptes belges. Une partie des fonds aurait ensuite été utilisée pour effectuer des paiements dans une boîte de nuit et à la Fnac, à Marbella, en Espagne.
15 mois de prison requis
Les enquêteurs ont pu remonter la piste grâce à une analyse téléphonique. Celle-ci aurait permis d’identifier le prévenu J.Y. comme l’auteur de l’envoi du SMS frauduleux. Les investigations bancaires, les perquisitions, l’analyse de téléphones portables et d’autres recherches téléphoniques ont ensuite mené à cinq prévenus.
D’après le parquet, ceux-ci auraient mis leurs comptes bancaires à disposition afin de recevoir et blanchir l’argent obtenu frauduleusement.
Le ministère public réclame 15 mois de prison contre M.C., présenté comme la figure centrale du dossier. Pour les quatre autres prévenus, il demande 12 mois de prison.
À l’audience, l’une des prévenues a fondu en larmes et a nié toute implication, affirmant que sa carte bancaire avait été volée. Elle doit encore se trouver un avocat. Un autre prévenu s’est, lui, déclaré malade.
Le dossier sera à nouveau examiné le 28 septembre par le tribunal de Louvain.