L'économie réclame plus d'immigration, les électeurs en veulent moins
Longtemps, la grande question fut de savoir si les économies occidentales avaient réellement besoin de l’immigration. Pour une large partie du monde économique, la réponse ne fait désormais plus guère de doute. Le véritable dilemme est ailleurs : comment maintenir des flux migratoires élevés lorsque les électeurs réclament souvent l’inverse ?
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Vieillissement, pénuries de main-d’œuvre et rejet croissant de l’immigration : les démocraties occidentales font face à une contradiction que les gouvernements peinent à résoudre.
Longtemps, le grand débat sur l'immigration a porté sur une question simple : les économies occidentales ont-elles réellement besoin de davantage de migrants ? Pour une grande partie du monde économique, la réponse semble désormais acquise. Mais cette apparente victoire intellectuelle fait émerger une contradiction bien plus redoutable : comment maintenir des flux migratoires importants dans des démocraties où une part croissante des électeurs souhaite précisément les réduire ?
Le vieux débat est terminé
Pendant des années, les défenseurs et les adversaires de l'immigration se sont affrontés sur son utilité économique.
Les premiers mettaient en avant les besoins de main-d'œuvre, le financement des systèmes sociaux et la contribution des migrants à la croissance. Les seconds soulignaient les difficultés d'intégration, la pression sur les services publics, le logement ou encore les conséquences culturelles de flux migratoires importants.
Or un constat semble désormais s'imposer dans une grande partie des milieux économiques : le vieillissement démographique transforme progressivement l'immigration en nécessité structurelle plutôt qu'en simple choix politique.
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