« Les gens en ont ras-le-cul de vos conneries ! » : Charles Consigny explose face à Sandrine Rousseau
Après les violences du 17 octobre, Charles Consigny a violemment pris à partie Sandrine Rousseau sur RMC. Accusant la gauche d'avoir favorisé l'impunité et l'insécurité, l'avocat a dénoncé le coût de ses politiques pour les Français. La députée écologiste lui a répondu en l'accusant de « racisme le plus pur ».
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Charles Consigny s'emporte contre Sandrine Rousseau sur RMC après les émeutes : « Les gens en ont ras-le-cul de vos conneries ! » La députée dénonce du racisme.
« Mais qu'est-ce que ça nous coûte cher, vos conneries ! » Face à Sandrine Rousseau, Charles Consigny n'a pas cherché à contenir sa colère. Sur RMC, l'avocat a livré un réquisitoire contre la gauche, qu'il accuse de porter une responsabilité politique majeure dans les violences ayant secoué la France les 17 et 18 octobre.
La députée écologiste a immédiatement contesté ses accusations, notamment lorsqu'il a établi un lien entre les pillages et l'immigration. Un échange électrique, au cours duquel deux lectures des événements se sont affrontées frontalement.
💥 Énorme clash dans les GG : "Les pillards, ce sont les enfants de l'immigration !"
— Les Grandes Gueules (@GG_RMC) October 19, 2026
🗣️ @CharlesConsigny à @sandrousseau : "Je trouve insensé que des gens de gauche osent venir dans un média. Vous devriez présenter vos excuses aux Français. Tout ça, c'est le résultat de la… pic.twitter.com/Kp8fZhT3jv
« Vous devriez avoir honte, vous cacher, présenter des excuses »
Pour Charles Consigny, les responsables de gauche sont particulièrement mal placés pour demander des comptes au ministre de l'Intérieur. « Vous devriez avoir honte, vous cacher, présenter des excuses aux Français », lance-t-il à Sandrine Rousseau.
Vous devriez avoir honte, vous cacher, présenter des excuses aux Français !
Charles Consigny
Il accuse la gauche d'avoir contribué, par ses choix politiques, à la situation actuelle : « C'est le résultat de l'immigration de masse. C'est le résultat de l'impunité. C'est le résultat d'un système pénal qui ne fonctionne pas. »
Il reproche également à Marine Tondelier, ainsi qu'aux maires de Marseille et de Paris, Benoît Payan et Emmanuel Grégoire, de critiquer le gouvernement sans reconnaître les responsabilités qu'il leur attribue.
Puis le ton monte encore. « Entre les impôts, les dégradations, les racailles, le bordel tous les week-ends, les casseurs. Mais qu'est-ce que ça nous coûte cher, vos conneries ! »
Entre les impôts, les dégradations, les racailles, le bordel tous les week-ends, les casseurs. Mais qu'est-ce que ça nous coûte cher, vos conneries !
Charles Consigny
« Moi, je n'en peux plus de vos conneries », poursuit-il, reprochant à la députée écologiste de venir faire son « numéro pathétique » après les événements.
« Je les ai eus en face de moi ! »
Sandrine Rousseau réagit vivement lorsque Charles Consigny associe les violences à l'immigration. « Honte à vous d'associer immigration de masse et ce qui s'est passé hier », lui répond-elle.
L'avocat invoque alors ce qu'il affirme avoir personnellement observé. « Je les ai eus en bas de chez moi, vous savez. Je les ai eus en face de moi, Madame », insiste-t-il, avant d'affirmer que les pillards étaient « les enfants de l'immigration ». — « Je les ai vus brutaliser des passants », ajoute-t-il.
Sandrine Rousseau refuse cette généralisation. Elle prévient qu'elle quittera le plateau si le débat se poursuit sur ce terrain. « On ne peut pas accepter que sur un plateau de TV la question, là, ce soit l'immigration et les enfants de l'immigration », proteste-t-elle.
La députée ne nie pas les pillages. Elle insiste sur la distinction entre les manifestants et les auteurs de violences : « C'était une manifestation pour la dignité de vivre. Les pillages, c'est autre chose. »
Elle condamne expressément les attaques contre les petits commerces, rappelant les difficultés de leurs propriétaires et salariés. Mais elle refuse d'attribuer ces violences à l'immigration, citant notamment des pillages survenus en Italie sous Giorgia Meloni.
Consigny, lui, maintient ses accusations. Son témoignage sur les agressions qu'il dit avoir vues ne permet toutefois pas, à lui seul, d'établir l'origine des auteurs des violences ni d'en tirer une conclusion générale.
« C'est du racisme le plus pur »
L'affrontement atteint son paroxysme lorsque Sandrine Rousseau accuse son contradicteur de reprendre le discours de l'extrême droite. « Ce que vous faites, c'est du racisme le plus pur », lance-t-elle, dénonçant également la « xénophobie ».
Consigny réplique aussitôt : « C'est vous l'extrême gauche, c'est vous le fascisme, c'est vous, Madame, la fasciste ! »
Lorsque la députée appelle à la cohésion nationale et à la solidarité pour préserver la démocratie, l'avocat refuse de suivre son raisonnement. « Moi, je veux pas être solidaire avec vos conneries », répond-il.
Il revient une dernière fois aux agressions et aux intrusions dans des immeubles d'habitation qu'il évoque pour illustrer la gravité de la situation. Et adresse cet avertissement : « Il faudra pas vous étonner quand les gens deviendront violents, parce qu'ils en ont ras-le-cul de vos conneries. »
Il faudra pas vous étonner quand les gens deviendront violents, parce qu'ils en ont ras-le-cul de vos conneries.
Charles Consigny
La formule résume la colère de Charles Consigny, qui voit dans les émeutes l'aboutissement de politiques sécuritaires et migratoires qu'il juge désastreuses. Sandrine Rousseau y oppose la nécessité de condamner les pillages sans désigner collectivement les personnes issues de l'immigration.
Sur RMC, le désaccord n'aura trouvé aucune issue : aux accusations de responsabilité politique de l'un auront répondu les accusations de racisme de l'autre.