À la fois Citizen Kane, Rockefeller et Howard Hugues : mais qui est vraiment l’extravagant Elon Musk ?
Publié par Nicolas de Pape
Sommaire
- Un titan de la tech au cœur de la géopolitique
- Fascination pour la Russie et volte-face en Ukraine
- Une relation ambivalente avec la Chine
- Un « anarcho-capitaliste » aux accointances controversées
- Une volonté d’influencer l’Europe et de défendre la liberté d’expression
- Soutien à l’AfD et crainte pour l’industrie allemande
- Un héritage en construction
Désormais plus riche que Midas, au cœur des enjeux planétaires de ce siècle avec la conquête martienne, les voitures électriques, le réseau social le plus influent du monde et développant une IA non politiquement correcte, ami des puissants et co-président des États-Unis, Elon Musk est bien l’homme le plus puissant du monde. Gorgé d’hubris (démesure), il a pourtant à cœur de sauver la civilisation occidentale. Autiste Asperger, il a une personnalité d’une complexité inouïe qui le rend presque illisible. Tentons de percer ses mystères.
Elon Musk a servi de modèle au personnage cinématographique de Tony Stark, le milliardaire derrière Iron Man. Mais il a désormais dépassé en puissance ce personnage de bande dessinée américaine membre de l’écurie de super-héros Marvel. Comme Tony Stark, Elon Musk n’a aucun super-pouvoir. Mais il compte utiliser la technologie pour s’augmenter avec notamment les puces Neuralink et faire face à la menace toujours plus grande l’intelligence artificielle.
L’essentiel pour lui demeure la conquête de Mars et sa terraformation. Seul le développement de colonies martiennes pourra sauver l’humanité d’elle-même, d’un météore létal ou d’une activité volcanique ou solaire insupportable. Car la Terre n’est pour lui qu’un caillou bien précaire pour la seule intelligence connue à ce jour dans l’univers. Rappelons que malgré qu’elle abrite la vie – ce qui en fait un astre rarissime voire unique -, la Terre n’est qu’une poussière d’étoile, plus banale qu’un grain de sable sur la plage de Copacabana. Elle tourne autour d’une étoile jaune d’une infinie banalité elle-aussi.
Un titan de la tech au cœur de la géopolitique
Car oui : Elon Musk, l’homme le plus riche du monde avec une fortune dépassant 450 milliards de dollars, est bien plus qu’un entrepreneur visionnaire à l’origine de Tesla, SpaceX et Starlink. Il s’impose comme une figure quasi-démesurée, mêlant technologie et diplomatie avec une audace déconcertante. Jouant sur tous les fronts, Musk traite d’égal à égal avec des figures comme Vladimir Poutine, Xi Jinping et Recep Tayyip Erdogan.
Musk sera-t-il l’arbitre éclairé d’une nouvelle ère ou le symbole des excès d’un capitalisme sans frontières ?
Selon des informations explosives publiées par le Wall Street Journal, reprise par Le Point qui lui a consacré récemment sa « une » et un dossier assez dithyrambique, le Kremlin aurait demandé à Musk de désactiver Starlink à Taïwan, un geste pour plaire à Pékin. Cette révélation, survenue à un moment clé avant la victoire de Donald Trump, illustre comment Musk se place au carrefour des affaires, de la technologie et de la politique mondiale.
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