Meurtre à Jette du policier Nordine El Talbi : six suspects arrêtés et trois armes retrouvées
Six Bruxellois, dont un mineur, ont été interpellés dans l’enquête sur le meurtre à Jette de Nordine El Talbi. Trois armes retrouvées près du véhicule volé doivent contribuer à établir les responsabilités.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Les arrestations en Belgique, en France et en Espagne ouvrent une nouvelle phase de l’enquête. Les analyses de trois armes et des traces ADN doivent aider à préciser les rôles individuels. Le parquet examine aussi d’éventuelles participations au-delà du seul tir mortel.
L’enquête sur le meurtre de Nordine El Talbi a conduit à six arrestations dans trois pays. Les autorités ont interpellé deux suspects en Belgique, un en France et trois en Espagne. Le groupe comprend cinq adultes et un mineur.
Le procureur du roi de Bruxelles, Julien Moinil, a annoncé ces avancées dimanche 18 octobre lors d'une conférence de presse. Il s’exprimait aux côtés d’Eric Jacobs, directeur de la police judiciaire fédérale de Bruxelles. Les six suspects sont bruxellois et le parquet les connaît pour des faits de stupéfiants.
Le premier inspecteur Nordine El Talbi appartenait à la brigade anti-agression de la zone Bruxelles-Capitale/Ixelles. Il a perdu la vie en intervention, dans la nuit du 12 au 13 octobre. Les policiers avaient retrouvé à Jette un véhicule volé quelques heures auparavant à Tubize.
Meurtre à Jette, quatre arrestations à l’étranger
En France, les policiers ont intercepté un suspect dans une gare parisienne. Selon Julien Moinil, l’homme cherchait visiblement à fuir. Les autorités belges demandent sa remise dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen.
La Guardia Civil a arrêté trois autres suspects à Almeria, dans le sud de l’Espagne. Ils cherchaient vraisemblablement à rejoindre le Maroc, selon le procureur. L’Audiencia Nacional, à Madrid, devra se prononcer sur leur remise à la Belgique.
Les deux autres interpellations concernent le car-jacking commis à Tubize avant le drame. Ces deux suspects se trouvent en détention en Belgique. L’enquête doit préciser les liens entre le vol du véhicule et le meurtre du policier.
Trois armes et des responsabilités à déterminer
Même si une seule personne a tiré, ça n’enlève rien à d’autres éventuelles participations
Les enquêteurs ont retrouvé trois armes près du véhicule volé. Les analyses balistiques et ADN doivent désormais contribuer à reconstituer les faits. Elles aideront notamment à déterminer les responsabilités éventuelles des personnes interpellées.
Julien Moinil a souligné que les investigations dépassaient la seule identification du tireur. « Même si une seule personne a tiré, ça n’enlève rien à d’autres éventuelles participations », a-t-il déclaré. Le rôle de chacun reste donc à établir.
Le procureur a salué le travail des enquêteurs et du juge d’instruction. Il a également remercié les autorités françaises et espagnoles pour leur coopération. Leurs agents de liaison à Bruxelles ont facilité les opérations menées à l’étranger.