Meurtre de Quentin : le soutien à LFI devient-il un fardeau pour Tondelier, Faure et Attal ? (Analyse)
Le meurtre de Quentin à Lyon agit comme un révélateur brutal des fractures au sein de la gauche française. Alors que le drame continue de susciter une vive émotion, les répercussions politiques s’accélèrent. Et certains responsables pourraient bien payer le prix de leurs choix d’alliances, en particulier leur soutien (direct ou indirect) à La France insoumise (LFI).
Publié par Vanille Dujardin
Résumé de l'article
La mort du jeune Quentin, frappé par des militants proches de la France Insoumise, remet-elle en cause le soutien des autres partis à LFI ?
Marine Tondelier, Olivier Faure et Gabriel Attal se retrouvent aujourd’hui sous pression. Tous, à des degrés divers, ont défendu une stratégie de front commun face au Rassemblement national. Mais dans le climat actuel, cette ligne pourrait devenir politiquement coûteuse.
Tondelier fragilisée chez les écologistes
La secrétaire nationale Les Écologistes (EELV), Marine Tondelier, a réaffirmé ces derniers mois son attachement à l’union de la gauche. Sur les réseaux sociaux encore récemment, elle plaidait pour maintenir le dialogue et éviter l’implosion du bloc progressiste. « Ne rien laisser passer... sauf le fascisme. Soutien à la Jeune Garde », publiait-elle encore la semaine dernière, juste après le drame.
Mais l’affaire Quentin change la donne. Une partie de l’opinion associe désormais LFI à une forme de radicalité devenue difficile à assumer publiquement. Pour les écologistes, le risque est double : apparaître dépendants d’un partenaire controversé et perdre une frange d’électeurs modérés attachés à une ligne plus institutionnelle.
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