Mojtaba Khamenei serait-il gay ? La rumeur qui fait rire Trump
Désigné à la tête de l’Iran après la mort de son père lors des frappes israélo-américaines de fin février, Mojtaba Khamenei reste introuvable depuis plusieurs jours. Un enregistrement interne révélé par le Telegraph éclaire les circonstances de l’attaque qui a décimé la direction iranienne. Dans le même temps, des informations issues du renseignement américain sur sa vie privée alimentent une controverse aussi sensible que politiquement explosive dans la République islamique.
Publié par Harrison du Bus
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Résumé de l'article
— Un enregistrement interne révèle comment Mojtaba Khamenei a échappé de justesse à la frappe qui a tué son père et décimé la direction iranienne.
— Toujours invisible depuis son élection comme Guide suprême, son état et sa capacité à gouverner interrogent.
— Des informations issues du renseignement américain évoquent sa vie privée, une question hautement explosive dans la République islamique.
Le nouveau Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei aurait échappé de justesse à la mort lors des frappes menées le 28 février contre le complexe résidentiel de son père à Téhéran. Selon un enregistrement interne obtenu et authentifié par le Telegraph, il ne doit sa survie qu’à un hasard de quelques minutes ; et sa sexualité a alimenté des rumeurs... dont Trump s'est amusé.
Une frappe qui visait toute la direction du régime
Le document audio proviendrait d’une intervention de Mazaher Hosseini, chef du protocole du bureau d’Ali Khamenei, devant des dignitaires religieux et des commandants des Gardiens de la Révolution. Il y décrit en détail l’attaque qui a frappé le cœur du pouvoir iranien.
Selon ce récit, Mojtaba Khamenei se trouvait dans le jardin de la résidence familiale au moment précis où plusieurs missiles balistiques israéliens Blue Sparrow ont frappé le complexe à 9h32 du matin.
« Dieu a voulu que Mojtaba sorte dans la cour pour faire quelque chose et revienne ensuite », aurait déclaré Hosseini dans cet enregistrement. Quelques instants plus tard, un missile frappait directement l’étage où se trouvait son logement.
La frappe aurait été d’une violence extrême. Le responsable militaire Mohammad Shirazi, considéré comme un maillon essentiel entre le Guide suprême et l’appareil militaire, aurait été littéralement pulvérisé. Selon l’enregistrement, seules « quelques kilos de chair » auraient permis d’identifier son corps. L’attaque a également tué l’épouse de Mojtaba Khamenei et leur fils adolescent, morts sur le coup dans l’explosion. Le nouveau Guide suprême lui-même n’aurait subi qu’une blessure légère à la jambe.
Un dirigeant toujours invisible
Depuis ces événements, Mojtaba Khamenei n’a toujours pas été vu en public. Élu Guide suprême le 8 mars, il n’a adressé à la population iranienne qu’un message écrit lu à la télévision d’État. Aucun discours ni apparition n’a suivi. Cette absence alimente les interrogations, y compris à l’étranger.
« Nous ne savons même pas s’il est vivant », a déclaré récemment Donald Trump, évoquant les informations très fragmentaires dont disposent les services occidentaux.
Selon plusieurs responsables iraniens, même certains commandants militaires n’auraient reçu aucune information claire sur l’état réel du nouveau chef de l’État. Dans un système politique aussi centralisé que celui de la République islamique, cette absence publique prolongée est inhabituelle.
Elle nourrit également les spéculations sur les luttes internes au sommet du régime, d’autant que la succession dynastique d’Ali Khamenei avait déjà suscité de fortes réserves au sein de l’élite iranienne.
Des informations sensibles sur sa vie privée
Parallèlement à ces incertitudes, une autre information a fait irruption dans le débat international, relayée notamment par le New York Post et reprise ailleurs.
Selon des sources du renseignement américain, Mojtaba Khamenei pourrait être homosexuel — une hypothèse présentée comme crédible par certains analystes, mais qui n’a évidemment jamais été confirmée publiquement. Ces éléments auraient été évoqués lors d’un briefing confidentiel destiné au président américain.
Toujours selon ces sources anonymes, les services américains disposeraient d’informations suggérant l’existence d’une relation ancienne entre Mojtaba Khamenei et un ancien tuteur de jeunesse. Aucune preuve matérielle n’a toutefois été rendue publique même si Trump lui-même aurait éclaté de rire en apprenant cette ironie que le nouveau guide suprême pourrait avoir ce secret qui fait condamner à mort ses compatriotes qui le partagent.
Plusieurs observateurs estiment par ailleurs que de telles informations peuvent aussi relever d’opérations d’influence ou de guerre psychologique, fréquentes dans les périodes de tension internationale.
Une rumeur politiquement explosive
Si ces informations devaient se confirmer — ce qui reste à ce stade impossible à établir — leurs implications politiques seraient considérables. En Iran, l’homosexualité est illégale et peut théoriquement être punie de mort.
L’ancien président Mahmoud Ahmadinejad affirmait encore en 2007 : « En Iran, nous n’avons pas d’homosexuels. » Dans ce contexte, toute suspicion concernant la vie privée d’un dirigeant peut devenir une arme politique majeure.
Certaines sources américaines affirment également que l’ayatollah Ali Khamenei lui-même aurait nourri des réserves sur l’accession de son fils au pouvoir, notamment en raison de questions liées à sa vie personnelle. Là encore, ces affirmations restent difficiles à vérifier.
Un dirigeant au cœur d’une période explosive
Quoi qu’il en soit, Mojtaba Khamenei arrive au pouvoir dans un moment de crise exceptionnelle. La guerre déclenchée entre l’Iran et l’alliance israélo-américaine a déjà décimé une large partie de la direction militaire iranienne et profondément fragilisé la structure du régime.
À cette instabilité stratégique s’ajoutent désormais les incertitudes sur l’état du nouveau Guide suprême et les spéculations autour de sa personnalité. Pour un système politique qui repose largement sur l’image d’autorité et de stabilité du Guide suprême, cette combinaison constitue un défi majeur.
Nous verrons bien si Mojtaba Khamenei sortira rapidement du silence pour affirmer son pouvoir — ou si les fractures au sommet du régime continueront de s’élargir.