NAZA : Israël menace les réalisateurs de déchéance de nationalité pour trahison envers l’État
Benjamin Netanyahu veut permettre la déchéance de nationalité pour ceux qui diffament les soldats israéliens. Il vise notamment les réalisateurs du documentaire NAZA, dont l’armée rejette les accusations.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Netanyahu a annoncé deux projets de loi après la polémique autour de NAZA. Ils permettraient de retirer la nationalité pour diffamation des soldats et d’alourdir les indemnités. L’armée conteste les accusations du film. Le président israélien Isaac Herzog critique également le documentaire.
Benjamin Netanyahu a annoncé, le 16 septembre, deux projets de loi visant ceux qui diffament les soldats israéliens. Le premier permettrait de leur retirer la nationalité. Le second multiplierait par vingt les dommages-intérêts prévus pour diffamation.
Le Premier ministre israélien a explicitement cité Yuval Abraham et Rachel Szor, les réalisateurs de NAZA. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, il a affirmé qu’ils « n’ont pas leur place parmi nous ».
Ces déclarations annoncent des initiatives législatives. Elles ne constituent ni une décision de déchéance de nationalité ni une interdiction de diffuser le film.
Le documentaire NAZA au centre de la controverse
Yuval Abraham et Rachel Szor ont participé à No Other Land, récompensé par l’Oscar du meilleur documentaire. Leur nouveau film rassemble les témoignages anonymisés de 24 membres des forces armées et du renseignement israéliens.
Ces témoins décrivent les méthodes de sélection des cibles pendant la guerre à Gaza. Le documentaire affirme que ces méthodes intégraient régulièrement des pertes civiles importantes. Le gouvernement et l’armée israélienne contestent ces accusations.
La guerre a commencé après le pogrom perpétré par le Hamas en Israël, le 7 octobre 2023. Cette attaque a tué environ 1.200 personnes, principalement des civils. Elle constitue le point de départ de l’offensive israélienne contre le mouvement terroriste palestinien.
Le sort des otages et le choix des mots
Le traitement de cette guerre exige aussi de rappeler le sort des otages israéliens. Shiri Bibas et ses enfants, Ariel et Kfir, ont été enlevés le 7 octobre 2023 dans le kibboutz Nir Oz. Ariel avait quatre ans et Kfir neuf mois lors de leur enlèvement.
Daniel Hagari, alors porte-parole de Tsaha explique que les terroristes du Hamas ont assassiné les deux enfants par strangulation à mains nues le 21 février 2025, ces meurtres remontent donc aux premières semaines de la guerre. Il s’appuyait sur des renseignements et sur les résultats des examens médico-légaux. Il a également accusé leurs meurtriers d’avoir commis des atrocités pour dissimuler les circonstances de leur mort.
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