Nigeria : l’armée frappe Boko Haram, des dizaines de morts civiles à déplorer
L'armée nigériane a frappé samedi la province de Yobe (Nord). Plus de cent victimes seraient à déplorer dans cette attaque, qui visait le groupe islamiste Boko Haram.
Publié par Rédaction
Résumé de l'article
- Une attaque de l'armée nigériane a fait, selon certaines sources, plus de 100 morts ce samedi.
- L'armée visait un secteur contrôlé par le groupe djihadiste Boko Haram.
Sommaire
Des frappes aériennes de l’armée nigériane visant des djihadistes de Boko Haram dans l’État de Yobe (Nord) ont causé la mort de nombreuses personnes samedi. Le bilan reste incertain : Amnesty International évoque plus de 100 morts, tandis qu’un responsable local parle d’environ 200 victimes (morts et blessés).
Amnesty International strongly condemns the military air strike that killed over 100 people at Jalli Futchimiram Geidam local government area of Yobe state.
— Amnesty International Nigeria (@AmnestyNigeria) April 12, 2026
Witnesses said three military jets fired on the market yesterday. Emergency section of Geidam General Hospital had so far…
Les blessés ont été transportés vers des hôpitaux voisins, débordés par le nombre de victimes. Le marché du village visé était contrôlé par Boko Haram, qui y assurait la sécurité et prélevait des taxes.
Le Nigeria est en proie depuis 2009 à une insurrection impliquant aussi le groupe ISWAP, branche dissidente du groupe islamiste. L’ISWAP continue de mener des attaques régulières contre les civils et les bases militaires, notamment dans le nord-est du pays. Des offensives récentes ont impliqué des armes lourdes et même des drones, montrant une capacité opérationnelle toujours élevée.
Une lutte armée qui semble vaine
Ce type de frappes menées par l’armée régulière a déjà causé des victimes civiles par le passé, sans aboutir toutefois à des résultats concrets. Depuis 2009 au Nigeria, l’insurrection de Boko Haram a causé plus de 40.000 morts et des millions de déplacés.
Le groupe djihadiste Boko Haram reste implanté dans certaines zones rurales, où il peut contrôler des activités économiques, lever des taxes ou mener des enlèvements de masse. Des rapts de grande ampleur ont également été révélés. Fin 2025, plusieurs centaines d’élèves d’une école catholique avaient ainsi été capturés. Deux rapports détaillés alertent sur la situation que vivent les chrétiens au sein d’un pays traversé, de surcroît, par une grave crise humanitaire.