Placée elle-même sous le feu des critiques, UNIA alerte sur la polarisation grandissante de la société belge
Publié par Rédaction
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Dans son rapport 2024, Unia dénonce une société belge de plus en plus fracturée, sous l’effet de discours simplistes, de conflits importés et de la haine en ligne. Mais l’institution interfédérale, souvent accusée de partialité, doit aussi faire face à une réduction de 25% de son financement, décidée par la nouvelle majorité fédérale. La Flandre a créé une UNIA régionale se voulant plus neutre (lire encadré).
Unia se dit inquiète : la société belge serait plus polarisée que jamais. Dans son rapport annuel publié mardi, le Centre pour l’égalité des chances pointe du doigt « l’importation des conflits internationaux », une homophobie banalisée, des discours populistes et des réseaux sociaux qui démultiplient les clivages. En 2024, Unia a enregistré 7.577 signalements (contre 6.706 l’année précédente), dont 1.831 ont donné lieu à l’ouverture d’un dossier.
Mais ce chiffre en hausse s’explique en partie par une série d’épisodes médiatiques très ciblés. Exemple : 357 signalements ont concerné une déclaration du président du MR, Georges-Louis Bouchez, à Radio Judaïca, saluant une opération israélienne comme un « coup de génie ». À l’inverse, la chronique haineuse d’Herman Brusselmans, fantasmant une attaque au couteau contre des Juifs, n’a provoqué « que » 82 signalements — un écart qui interroge.
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