Plus de 100 employés de l’UNRWA signalés par l’USAID pour liens présumés avec le Hamas et le 7 octobre
Une enquête de l’inspection générale de l’USAID affirme avoir identifié 101 employés actuels ou anciens de l’UNRWA liés aux attaques du 7 octobre 2023 et/ou à la branche militaire du Hamas.
Publié par Rédaction
Résumé de l'article
Selon l’inspection générale de l’USAID, 101 employés actuels ou anciens de l’UNRWA ont été signalés au Département d’État américain pour participation présumée aux attaques du 7 octobre 2023 et/ou liens avec les Brigades al-Qassam du Hamas.
Parmi eux figureraient des directeurs ou directeurs adjoints d’école, des enseignants, du personnel de sécurité, des conseillers psychosociaux et des professionnels médicaux.
Le rapport cite notamment des enseignants ou responsables scolaires soupçonnés d’avoir exercé des fonctions militaires, logistiques ou de renseignement pour le Hamas.
Ces signalements pourraient conduire à leur exclusion de toute organisation humanitaire financée par les États-Unis.
L’UNRWA affirme prendre ces accusations « très au sérieux », rappelle sa politique de tolérance zéro contre toute violation de neutralité, et dit répondre aux accusations lorsqu’elles sont étayées par des preuves corroborées.
Directeurs d’école, enseignants, agents de sécurité, conseillers psychosociaux et personnels médicaux figurent parmi les profils signalés au Département d’État américain.
L’affaire est potentiellement explosive pour l’UNRWA, l’agence des Nations unies chargée des réfugiés palestiniens (United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East). Selon un résumé d’enquête publié le 5 juin par l’Office of Inspector General de l’USAID, 101 employés actuels ou anciens de l’agence onusienne ont été transmis au Département d’État américain en vue d’une éventuelle suspension ou exclusion des programmes d’aide financés par les États-Unis.
Le motif avancé est lourd : participation aux attaques terroristes du 7 octobre 2023 et/ou affiliation aux Brigades al-Qassam, la branche militaire du Hamas. L’enquête ne vise donc pas seulement des sympathisants présumés, mais des personnes qui auraient, selon les enquêteurs américains, occupé des fonctions opérationnelles dans l’appareil militaire du Hamas tout en travaillant pour une organisation humanitaire financée par des bailleurs internationaux.
Des profils au cœur du système scolaire et social de l’UNRWA
Parmi les personnes signalées figurent des directeurs ou directeurs adjoints d’école, des enseignants, des agents de sécurité, des assistants, des conseillers psychosociaux et des professionnels médicaux. Autrement dit, des profils insérés dans les structures éducatives, sociales et sanitaires de l’UNRWA à Gaza.
Le résumé d’enquête de l’USAID (U.S. Agency for International Development) cite plusieurs cas précis. Un directeur adjoint d’école aurait servi comme commandant adjoint d’une compagnie des Brigades al-Qassam au sein du 5e bataillon d’infanterie d’Ain Gallout. Un autre directeur adjoint aurait été chef d’escouade dans la brigade de Khan Younis. Un enseignant aurait appartenu à une unité de renseignement du Hamas chargée de suivre l’affectation d’engins explosifs. Un autre aurait servi comme commandant de peloton au sein de la brigade centrale d’al-Quds.
Les exemples ne s’arrêtent pas là. Un professeur de mathématiques et d’informatique est présenté comme lié à une cellule de renseignement d’al-Qassam. Un autre enseignant aurait eu une expertise de tireur d’élite pour le Hamas. Un autre encore aurait reçu l’ordre d’acheminer deux missiles antichars vers un lieu déterminé pendant les attaques du 7 octobre.
Le document américain mentionne également un directeur adjoint d’école qui aurait servi comme commandant de peloton dans le bataillon de Nuseirat du Hamas, avec des responsabilités de communication le jour des massacres. Enfin, un directeur d’école aurait été affecté au département chimique d’une unité de fabrication militaire du Hamas. Selon l’USAID OIG, son établissement abritait trois positions antichars ainsi qu’un puits de tunnel situé sous l’installation.
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