Quand L’Humanité réécrit l’histoire pour fabriquer une polémique
Publié par Rédaction
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L’Humanité a déclenché une vive controverse en publiant sur X jeudi : « Oui, les marchés de Noël sont une tradition nazie ». En associant l’une des traditions les plus anciennes d’Europe centrale – attestée depuis le Moyen Âge – à une filiation idéologique directement liée au IIIe Reich, le quotidien communiste a suscité incompréhension et indignation bien au-delà des cercles politiques habituels.
Le maire de Cannes, David Lisnard (LR), a réagi en rappelant l’évidence historique : si le régime nazi a effectivement instrumentalisé certains symboles populaires, cela ne suffit en rien à en faire des traditions "nazies". Il souligne par ailleurs l’ironie d’une telle leçon venant d’un journal longtemps aligné sur le stalinisme, qui soutint fidèlement l’URSS à une époque où ses crimes étaient déjà largement documentés.
En quelques phrases, Lisnard remet la discussion à l’endroit, il distingue l’histoire réelle – celle de marchés de Noël pluriséculaires – de la rhétorique militante qui cherche à faire d’un fait culturel un objet de suspicion idéologique. Son intervention, ferme et factuelle, tranche avec le sensationnalisme d’un titre dont la formulation relève davantage du réflexe militant que de l’analyse.
Certainement un hommage aux marchés de Noël par le journal qui soutenait Staline jusqu’au bout et dont une précédente Une avait salué la signature du pacte germano-soviétique, scellant l’alliance de l’Allemagne Nazie et de la Russie communiste.
— David Lisnard (@davidlisnard) December 11, 2025
Oui, écrire n’importe quoi,…
La polémique met une nouvelle fois en lumière la dérive éditoriale d’un journal qui privilégie l’effet polémique au détriment de la rigueur historique.
La Rédaction
(©PHOTOPQR/L'ALSACE/Jean-François FREY)