Tata : une guerre de succession ouvre « l’ère Noel Tata » à la tête d’un empire de 280 milliards de dollars
Air India, Jaguar Land Rover, acier, informatique, semi-conducteurs : Tata emploie plus d’un million de personnes et pèse 280 milliards de dollars. Le départ surprise de son président N. Chandrasekaran consacre la victoire de Noel Tata dans une féroce lutte de pouvoir. Reste désormais à lui trouver un successeur.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Le départ surprise de N. Chandrasekaran consacre Noel Tata comme nouvel homme fort du premier conglomérat indien. Mais l’empire de 280 milliards de dollars, propriétaire d’Air India et Jaguar Land Rover, n’a ni numéro deux ni successeur désigné, sur fond de projets industriels gigantesques.
Un empire de 280 milliards de dollars, plus d’un million de salariés et des activités allant des vêtements aux semi-conducteurs, en passant par l’acier, les avions et les Range Rover. Le groupe Tata, véritable institution de l’économie indienne, entre dans une période de succession particulièrement délicate.
L’annonce surprise du départ de N. Chandrasekaran, qui quittera en février la présidence de Tata Sons, la holding au sommet du conglomérat, bouleverse un groupe déjà engagé dans plusieurs chantiers industriels gigantesques.
Mais ce départ constitue surtout l’aboutissement d’une longue bataille de pouvoir avec Noel Tata, demi-frère du défunt patriarche Ratan Tata et désormais homme fort des fondations qui contrôlent le groupe.
« C’est véritablement le début de l’ère Noel Tata », résume auprès du Financial Times Saurabh Mukherjea, fondateur de Marcellus Investment Managers.
Une guerre au sommet devenue affaire d’État
Pendant des mois, le conflit entre les deux hommes a débordé des salles du conseil d’administration pour s’étaler dans la presse indienne.
Les désaccords portaient notamment sur la stratégie du conglomérat, son financement, une éventuelle introduction en Bourse de Tata Sons et la place que pourrait occuper la nouvelle génération de la famille Tata.
Pour continuer la lecture, abonnez-vous ou utilisez un crédit.
Déjà abonné(e) ? Se connecter