Téhéran mise sur Pékin pour sécuriser son stock nucléaire
Le possible transfert du stock d’uranium iranien vers la Chine redistribue les cartes des négociations nucléaires. Pékin refuse d’écarter cette option, tandis que Washington cherche des garanties pour empêcher toute récupération du matériau sensible par Téhéran.
Publié par A JS
Résumé de l'article
L’Iran envisagerait de transférer vers la Chine son stock d’uranium enrichi à 60 %. Pékin n’a pas écarté cette possibilité. Washington pourrait toutefois exiger des contrôles internationaux stricts pour empêcher toute réutilisation du matériau nucléaire par Téhéran.
Le devenir de l’uranium enrichi iranien revient au centre du bras de fer diplomatique entre Téhéran et Washington. Selon plusieurs informations relayées par les médias internationaux, la République islamique envisagerait désormais de transférer vers la Chine son stock d’uranium enrichi à 60%, un niveau particulièrement préoccupant pour les Occidentaux.
Ce stock, enfoui sous les décombres d’installations nucléaires visées lors des récents bombardements, représente l’un des dossiers les plus délicats des discussions en cours. À ce degré d’enrichissement, l’uranium peut théoriquement être converti rapidement vers un usage militaire après un enrichissement complémentaire.
Pékin entretient le flou
Interrogée mardi sur cette éventualité, la diplomatie chinoise n’a pas rejeté l’hypothèse. Le ministère des Affaires étrangères a simplement affirmé que Pékin maintenait des échanges étroits avec toutes les parties impliquées depuis le déclenchement des affrontements opposant les États-Unis, Israël et l’Iran.
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