Trump assure que l'Iran subirait une riposte «jamais vue» en cas d'assassinat
Donald Trump affirme avoir laissé des instructions pour frapper massivement l'Iran si Téhéran parvenait à l'assassiner. En pratique, toute décision reviendrait toutefois à son successeur immédiat, le vice-président J.D. Vance, conformément à la Constitution américaine.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Donald Trump affirme avoir demandé une riposte militaire massive contre l'Iran s'il était assassiné. En pratique, aucune attaque ne pourrait être déclenchée automatiquement. La Constitution confierait immédiatement l'autorité au vice-président J.D. Vance, seul habilité à décider d'éventuelles représailles.
Donald Trump affirme avoir anticipé le scénario d'un assassinat orchestré par l'Iran. Le président américain a assuré avoir demandé à l'armée de préparer une riposte d'une ampleur exceptionnelle si Téhéran mettait à exécution les menaces qu'il dit viser sa personne.
Selon un message publié sur son réseau Truth Social, Donald Trump affirme que « 1.000 missiles sont chargés et pointés vers la République islamique d'Iran ». D'autres frappes suivraient immédiatement si une tentative d'assassinat aboutissait. Cette déclaration intervient alors que les tensions entre Washington et Téhéran restent particulièrement élevées.
Une succession présidentielle qui change tout
Malgré ces déclarations, le fonctionnement des institutions américaines ne permet pas à un président d'imposer automatiquement une riposte militaire après sa mort.
La Constitution américaine et la loi sur la succession présidentielle prévoient qu'en cas de décès du chef de l'État, le vice-président devient immédiatement président et commandant en chef des forces armées. Dans ce scénario, J.D. Vance disposerait seul de l'autorité nécessaire pour décider de la réponse américaine.
Autrement dit, Donald Trump peut laisser des consignes ou exprimer ses souhaits, mais aucun mécanisme juridique ne permet de déclencher automatiquement une attaque contre l'Iran sans décision du nouveau président.
L'auteur et spécialiste des plans de continuité du gouvernement américain Garrett M. Graff rappelle que les États-Unis n'ont jamais adopté de système comparable à un « interrupteur de l'homme mort » qui lancerait automatiquement des représailles après la disparition du président.
Les plans d'urgence américains ne prévoient pas d'automatisme
Depuis la Guerre froide, Washington dispose de nombreux plans destinés à assurer la continuité du pouvoir en cas d'attaque majeure contre les institutions fédérales.
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