Rapatriement des Belges du Moyen-Orient : Theo Francken reconnaît un problème de communication
Le ministre de la Défense Theo Francken a reconnu mercredi à la Chambre que la communication autour du rapatriement de Belges bloqués au Moyen-Orient n’avait pas été optimale. Selon lui, un malentendu entre la Défense et les Affaires étrangères est à l’origine de la confusion observée ces derniers jours.
Publié par Vanille Dujardin
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Résumé de l'article
Theo Francken admet que la communication autour du rapatriement des Belges bloqués au Moyen-Orient n’a pas été optimale.
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La semaine dernière, l’annonce des premiers vols de rapatriement avait semé le trouble. Les déclarations du ministre de la Défense et de son collègue aux Affaires étrangères, Maxime Prévot, ont parfois semblé se contredire, donnant l’impression d’un manque de coordination au sein du gouvernement Face aux députés, Theo Francken a admis que la communication aurait pu être mieux gérée. « Ce n’était pas parfait. C’est en partie de ma responsabilité et je m’en excuse », a-t-il déclaré.
Un retard qui a tout bousculé
L’un des moments les plus délicats concerne un vol de rapatriement organisé avec un avion MRTT utilisé conjointement par la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Ce vol devait initialement décoller jeudi soir, mais un problème logistique à l’aéroport de Mascate, à Oman, a empêché l’appareil d’y stationner à temps. Résultat : le départ a été repoussé d’une journée. Ce retard a ensuite provoqué le décalage d’un autre vol belge prévu le lendemain. Ces ajustements successifs ont compliqué la communication entre les ministères concernés.
Malgré ces difficultés, Theo Francken réfute l’idée d’une opération mal organisée. Selon lui, la coordination sur le terrain a fonctionné correctement et les rapatriements se sont déroulés comme prévu. Le ministre insiste : ces divergences dans la communication ne traduisent pas un désaccord politique majeur. « Les deux ministres avaient raison », a-t-il résumé, estimant que la situation relève surtout d’une mauvaise compréhension entre administrations.
Il assure enfin être « très fier » du travail réalisé par les équipes mobilisées pour ramener les ressortissants belges.