Transparence salariale : un tiers des PME belges redoute des tensions internes entre collègues
La Belgique n’a pas respecté l’échéance européenne du 7 juin 2026 pour transposer la directive sur la transparence salariale. Dans les PME, l’incertitude domine.
Publié par A.G.
Résumé de l'article
La Belgique n’ayant pas encore transposé la directive européenne sur la transparence salariale, les PME restent dans l’incertitude.
Selon SD Worx, une PME sur trois craint des tensions internes, surtout liées aux comparaisons entre collègues et à la difficulté d’expliquer les écarts de rémunération.
Selon une enquête de SD Worx, une entreprise sur trois craint des tensions entre collègues, tandis que beaucoup attendent encore de savoir concrètement quelles règles leur seront imposées.
627 PME interrogées
Les PME belges entrent dans une zone d’incertitude sur la transparence salariale. La directive européenne devait être transposée dans le droit national pour le 7 juin 2026. Mais la Belgique n’a pas encore mis en place de cadre légal. Résultat : les petites et moyennes entreprises avancent à vue, partagées entre attentisme, inquiétude et prudence.
Selon une enquête menée par SD Worx auprès de 627 PME en mars dernier, une PME sur trois redoute que la transparence salariale provoque des tensions sur le lieu de travail. Les craintes portent moins sur le principe même de la transparence que sur ses effets concrets dans l’entreprise : comparaisons entre collègues, sentiment d’injustice, agitation interne ou difficultés à expliquer certaines différences de rémunération.
Les salaires restent un sujet largement tabou
Malgré la pression européenne, les pratiques n’ont pas encore beaucoup changé. Près de huit PME sur dix déclarent constater peu ou pas d’impact sur la manière dont les salaires sont abordés en interne. Pour 49 % d’entre elles, on ne parle toujours pas des rémunérations dans l’entreprise. Pour 29 %, le débat se déroule surtout à l’extérieur, dans les médias ou dans l’opinion publique.
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