La séquence était censée installer une nouvelle présidente syndicale dans le paysage médiatique. Elle a surtout déclenché une onde de choc politique. En comparant l’action du gouvernement à celle « d’un homme qui battrait sa femme », Selena Carbonero (à droite), nouvelle figure de proue de la FGTB, a franchi un seuil que nombre d’élues jugent inacceptable. À droite, et en particulier au MR, la réaction est immédiate, massive et sans ambiguïté : des excuses sont exigées.
Dans sa grande interview accordée à Sudinfo, Selena Carbonero entendait dénoncer ce qu’elle considère comme l’hypocrisie de l’exécutif à l’égard des femmes. Mais pour ce faire, elle a choisi une métaphore d’une lourdeur exceptionnelle :
« Ce gouvernement prétend aimer les femmes comme un homme qui battrait sa femme. »
Loin d’un simple effet de manche, cette comparaison convoque l’imaginaire des violences conjugales, fléau majeur de société, pour l’intégrer dans un affrontement politique et syndical. Consciente du caractère brutal de ses mots, la responsable syndicale assume néanmoins, estimant que cette image traduirait la souffrance vécue par certaines femmes dans leurs conditions de travail. Une justification qui, loin d’apaiser la controverse, a contribué à l’envenimer.
Abonnez-vous pour lire l'article en entier.
Apportez votre soutien à la rédaction de 21News en souscrivant à notre contenu premium.