Une scène glaçante. Banale, presque. Et c’est précisément ce qui la rend insupportable. Le 30 décembre, en pleine matinée, dans un café bondé de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, une mère et son fils de 12 ans ont été la cible d’insultes antisémites d’une violence crue. Les propos n’émanent ni d’un marginal isolé ni d’un passager alcoolisé, mais, selon les éléments rapportés, de personnels travaillant au sein même de l’aéroport.
Les faits ont été détaillés sur Europe 1 par Corinne Sarfati Chetrit, avocate pénaliste et représentante de l’Observatoire juif de France, qui assiste la victime. Ce témoignage, aujourd’hui largement relayé sur les réseaux sociaux, met en lumière un antisémitisme ordinaire, décomplexé, et surtout institutionnellement préoccupant.
« Sales juifs, sales sionistes »
Ce matin-là, la mère et son enfant attendent tranquillement leur vol, attablés dans un café. À la table voisine, trois personnes – un homme et deux femmes – discutent. Tous portent un uniforme et un badge de l’aéroport, détail qui prendra une importance capitale par la suite. Pendant plusieurs minutes, l’homme multiplie les insultes : « sales juifs », « sales sionistes », répétées avec virulence, sans retenue, devant des dizaines de témoins.
Abonnez-vous pour lire l'article en entier.
Apportez votre soutien à la rédaction de 21News en souscrivant à notre contenu premium.