À Saint-Denis, la profanation des rois érigée en « moment d’émancipation »
Financé par le département de Seine-Saint-Denis, un spectacle prévu en 2027 racontera la profanation de la nécropole royale comme la « libération de mille ans de monarchie, de tyrannie ». Au nom de la lutte contre le « roman national », la gauche assume à son tour une histoire de combat.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
En 2027, la Seine-Saint-Denis financera un spectacle sur la profanation des tombeaux royaux, présentée comme un « moment d’émancipation ».
Financé par le département de Seine-Saint-Denis, un spectacle prévu en 2027 racontera la profanation de la nécropole royale comme la « libération de mille ans de monarchie, de tyrannie ». Au nom de la lutte contre le « roman national », la gauche assume à son tour une histoire de combat.
Au printemps 2027, sur le parvis de la basilique de Saint-Denis, un spectacle reviendra sur la profanation de la nécropole royale pendant la Révolution française. Guillaume Mazeau, historien spécialiste de cette période et coordinateur du projet avec Patrick Boucheron, y voit « un moment d’émancipation, la libération de mille ans de monarchie, de tyrannie, mais aussi d’effroi, de doute ».
Un spectacle woke censé recréer un Puy du Fou de gauche (mais financé par l'argent public) va être organisé en Seine-Saint-Denis sous le haut patronage de Patrick Boucheron et Guillaume Mazeau. Trois spectacles dont un aura lieu sur le parvis de la cathédrale Saint Denis qui… pic.twitter.com/w4Xd4IjLXf
— Eugénie Bastié (@EugenieBastie) September 21, 2026
La formule, rapportée par Le Monde, est saisissante. En quelques mots, l’exhumation de dizaines de dépouilles, leur dépouillement et leur enfouissement dans des fosses communes deviennent une étape de la libération humaine. Mille ans de monarchie française se trouvent simultanément ramenés à un seul mot : la tyrannie.
Il serait malhonnête de juger par avance un spectacle qui n’a pas encore été créé. Mais il est parfaitement légitime d’interroger le programme historique et politique déjà affiché par ses concepteurs. Car celui-ci ne se dissimule guère.
Une bataille culturelle revendiquée
Intitulé « Populaire. Toutes nos histoires », le projet comprendra trois spectacles gratuits en plein air, financés par le département de Seine-Saint-Denis dans le cadre de sa saison culturelle Multitude. Le premier sera consacré à la profanation de Saint-Denis. Les deux autres porteront sur le sport populaire et sur les chants de l’exil et des luttes sociales.
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