À Téhéran, la colère des commerçants met le pouvoir iranien sous pression
Publié par Harrison du Bus
• Mis à jour le
Après deux jours de mobilisation dans la capitale iranienne, le président Massoud Pezeshkian (photo) a reconnu le caractère « légitime » des revendications portées par des commerçants descendus dans la rue pour protester contre la dégradation rapide de la situation économique. Selon les médias d’État, il a demandé à son ministre de l’Intérieur d’ouvrir un dialogue avec les représentants des manifestants afin que le gouvernement puisse « agir de toutes ses forces » pour répondre aux difficultés rencontrées.
Le mouvement a débuté dimanche dans l’un des principaux marchés de téléphones portables de Téhéran, un secteur particulièrement exposé aux fluctuations du taux de change en raison de sa dépendance aux importations. Des vendeurs ont alors fermé boutique pour dénoncer une situation devenue selon eux intenable. Lundi, la contestation s’est étendue à d’autres zones commerçantes du centre de la capitale, y compris autour de plusieurs bazars, où des rideaux métalliques sont restés baissés.
Les agences de presse iraniennes Irna, Isna et Ilna font état de rassemblements de commerçants scandant des slogans et appelant à une réaction rapide des autorités. Les manifestants réclament une intervention immédiate du gouvernement pour enrayer les fluctuations du taux de change et définir une stratégie économique claire. « La poursuite de toute activité professionnelle dans ces conditions est devenue impossible », rapportent plusieurs témoignages relayés par la presse.
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