Pour la deuxième année consécutive, l’Argentine a clos son exercice budgétaire dans le vert. En 2025, l’excédent des comptes publics a atteint 0,2 % du PIB, après un solde positif de 0,3 % en 2024. Un enchaînement inédit depuis 2008, qui marque une rupture nette avec des décennies de déficits chroniques et d’instabilité macroéconomique.
Le gouvernement du président Javier Milei (photo) y voit la confirmation de sa stratégie de « déficit zéro », érigée en doctrine centrale depuis son arrivée au pouvoir fin 2023. Son ministre de l’Économie, Luis Caputo, n’a pas manqué de souligner que l’équilibre des comptes constituait « un pilier fondamental du programme économique dès le premier mois de gestion ».
Une austérité assumée et méthodique
Le redressement budgétaire repose sur une contraction spectaculaire de la dépense publique. En termes réels, la dépense primaire en 2025 a été inférieure de 27 % à celle de 2023. Subventions à l’énergie, aux transports et à l’eau ont été drastiquement réduites, l’émission monétaire quasi asséchée, et la discipline fiscale renforcée à tous les niveaux de l’État.
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