Le Premier ministre s’est exprimé pour la première fois sur la capture américaine de l’ex-président vénézuélien Nicolás Maduro dans l’émission Terzake, sur la VRT. S’il estime que l’arrestation du « dictateur, criminel et meurtrier » est une bonne chose, Bart De Wever appelle toutefois à la prudence quant à la suite des événements.
« Aucune personne sensée ne peut regretter le départ de Maduro, à moins d’être vraiment d’extrême gauche », a-t-il déclaré. « Sa place est en prison. » Le chef du gouvernement belge souligne néanmoins que « la manière dont tout cela s’est déroulé soulève des questions ». Il a ajouté : « Quel est le plan pour rendre au pays sa prospérité et sa démocratie ? Je préfère attendre des réponses à ces questions avant de porter un jugement définitif. »
Concernant les relations entre la Belgique et les États-Unis, Bart De Wever se veut rassurant. « Nous sommes des alliés historiques, cela dépasse largement un seul mandat présidentiel », a-t-il déclaré. « C’est une relation structurelle qui dure depuis des décennies, et j’espère qu’elle se poursuivra encore longtemps. »
Il a toutefois insisté sur la nécessité, pour l’Europe, de renforcer son autonomie stratégique. Dans « un monde qui évolue vers de grandes puissances fortes », comme la Chine, les États-Unis ou la Russie, « qui n’hésitent pas à mettre le droit international de côté quand cela les arrange ». L’Europe doit, selon lui, renforcer et intégrer ses capacités militaires afin d’être plus crédible sur la scène internationale et, « si nécessaire, pouvoir agir de manière autonome ».
Vanille Dujardin
(BELGA PHOTO TONY BEHAR)