Bernard Quintin : « Les djihadistes belges en Syrie sont suivis de près »
Publié par Philippe Lamair
• Mis à jour le
Sommaire
- « Que les nouvelles autorités syriennes veillent à l'intégrité territoriale »
- « Les djihadistes belges sont suivis de près »
- « Les Ukrainiens décideront eux-mêmes de la paix »
- « Pour la vieille Europe, le réveil sonne plus fort »
- « Je resterai tant que l'on considérera que je fais bien mon travail »
Le nouveau ministre belge des Affaires étrangères évoque avec nous les dossiers chauds : la Syrie, l'Ukraine, l'élection de Trump. Bernard Quintin (MR) restera-t-il en poste dans le futur attelage fédéral ? L'homme est d'abord là pour servir son pays. Entretien.
21 News : Tous les regards des diplomates sont braqués sur la Syrie et sur les nouvelles autorités. Avec des craintes ?
Bernard Quintin : Je pense d'abord que pour parler de la Syrie, il faut se réjouir que le régime de la famille Assad ait été renversé après 53 ans d'une dictature. Une dictature n'est jamais une bonne chose. De plus, c'est une dictature qui n'a pas hésité à gazer son propre peuple.
Maintenant, il y a des nouvelles autorités qui sont en place et elles doivent travailler ensemble à un projet global pour la Syrie. C'est ce que nous devons d'abord observer et analyser. C'est aussi la position du Conseil de sécurité de l'ONU. On parle de deux semaines. Il faut quand même laisser le temps et que l'on puisse constater ensemble que les propos relativement rassurants que l'on entend soient transcrits, traduits en actes.
« Que les nouvelles autorités syriennes veillent à l'intégrité territoriale »
21 News : En 2011 en Libye, la dictature de Khadafi s'est effondrée, provoquant un chaos qui existe encore aujourd'hui. Ce risque existe-t-il en Syrie ?
B. Q. : Oui, évidemment, il existe. C'est pour ça que nous devons tout faire, et tous ensemble, pour que cela ne se passe pas comme en Libye. Et là, la première chose, et c'est ce pourquoi nous plaidons beaucoup au niveau des nouvelles autorités syriennes – autorités de facto –, c'est qu'elles veillent à la souveraineté et à l'intégrité territoriale. Ce n'était pas le cas il y a deux semaines. C'était un pays dont tout le territoire n'était pas contrôlé par le gouvernement central de Bachar el-Assad à Damas. Donc il faut vraiment maintenant que les nouvelles autorités syriennes veillent à la souveraineté, l'intégrité de leur territoire. C'est aussi un message que nous passons à tout les pays voisins, et au-delà même des pays voisins.
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