Viaduc Herrmann-Debroux : Bruxelles renonce à abattre l'artère sud de la capitale
Le viaduc Herrmann-Debroux, à l'entrée sud de Bruxelles, restera debout encore longtemps. Le gouvernement bruxellois, fragilisé par les contraintes budgétaires et politiques, renonce à sa démolition prévue dans le cadre du Plan d'Aménagement Directeur adopté en 2022 du précédent gouvernement. Le projet de réaménagement du quartier est mis en pause.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Le gouvernement bruxellois a mis en suspens le PAD Herrmann-Debroux et renonce à la démolition du viaduc, faute de moyens financiers et de consensus politique. Malgré l’état jugé préoccupant de l’infrastructure et les mises en garde des autorités locales, l’exécutif privilégie désormais une rénovation lourde, afin de préserver la fluidité d’accès à Bruxelles pour les navetteurs wallons et flamands.
Le nouvel exécutif bruxellois se prépare à des arbitrages délicats sur les grands chantiers routiers de la capitale. Avant l'été, Boris Dilliès et son équipe doivent boucler le plan d'investissement des tunnels, qui fixera le calendrier des rénovations prioritaires, notamment celles des tunnels Loi, Belliard, Bailli et Vleurgat. En revanche, le PAD Herrmann-Debroux, à Auderghem, ne figure dans aucun programme gouvernemental, selon une information de nos confrères de La Libre.
Le plan prévoyait une refonte complète de l’entrée sud via l’E411
Prévu pour transformer l’axe E411 en boulevard urbain et démolir le viaduc d’ici 2027-2028, le projet est tombé en sommeil après la crise politique. Les études interrégionales menées avec la Flandre se sont arrêtées en juin 2025, faute de moyens. À Auderghem, les autorités locales conditionnent toute démolition à la création d’un parking relais et à un raccordement efficace du tram.
Le MR refuse de porter une mesure jugée risquée pour les flux automobilistes venant de Wallonie et de Flandre, tandis que les écologistes défendent une approche plus radicale.
La gestion du dossier entre deux ministres aux visions opposées
La gestion du dossier, désormais source de tensions entre Audrey Henry (MR) et Elke Van den Brandt (Groen), se révèle embarrassante. Les cabinets se renvoient la responsabilité tandis que le gouvernement choisit de geler le plan. Le MR refuse de porter une mesure jugée risquée pour les flux automobilistes venant de Wallonie et de Flandre, tandis que les écologistes défendent une approche plus radicale. Dans le contexte financier actuel, aucune demande de permis pour la démolition n’a été introduite.
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