Léa Salamé–Lavrov : le vrai problème n’était pas l’interview, mais son absence de cadre
En reconnaissant des « regrets » après son entretien avec Sergueï Lavrov, Léa Salamé met au jour une faille plus structurelle que conjoncturelle : ce n’est pas tant le fait d’interviewer un responsable hostile qui pose question, mais la manière de le faire — ou plutôt de ne pas l’encadrer.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
--- Léa Salamé reconnaît que son interview de Sergueï Lavrov manquait d’accompagnement éditorial
--- La polémique met en lumière les limites du journalisme classique face aux stratégies de propagande
--- Dans un contexte de guerre informationnelle, l’enjeu n’est plus d’interviewer ou non, mais de savoir comment encadrer la parole
La séquence, diffusée fin mars sur France 2, n’a pas seulement suscité une controverse passagère. Elle a agi comme un révélateur.
D’un côté, une critique politique immédiate : celle d’avoir laissé le chef de la diplomatie russe « dérouler sa propagande ». De l’autre, une défense journalistique classique : interroger n’est pas cautionner. Entre les deux, une tension de plus en plus difficile à résoudre dans un contexte de guerre informationnelle assumée.
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