La scène se voulait, selon ses organisateurs, « festive » et « familiale ». Elle restera surtout comme une dérive supplémentaire, inquiétante et profondément malsaine, du Front antifasciste liégeois à l’encontre de Georges-Louis Bouchez, à l’occasion de la tournée des vœux du Mouvement Réformateur mercredi soir au Palais des Congrès de Liège.
Après plusieurs précédentes visites du président libéral marquées par des scènes de violences, des agressions verbales et physiques contre des élus et des sympathisants, ainsi qu’un déploiement policier massif avec bouclage de quartiers entiers de la ville, les antifascistes ont cette fois opté pour une autre stratégie. Moins frontale, peut-être, mais pas moins problématique.
Une mise en scène glaçante derrière le vernis « festif »
Rassemblés devant le Palais des Congrès, les quelque 300 manifestants ont hurlé leur hostilité au MR, à son président et aux réformes portées par le parti. Mais surtout, ils ont choisi une mise en scène d’un goût plus que douteux : l’érection d’une statue à l’effigie de Georges-Louis Bouchez, rapidement incendiée aux flambeaux, sous les cris scandés de « Bouchez au bûcher ». Une sorte d’autodafé politique.
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