"Bonjour Elio Di Rupo… " : Bouchez sort l’arme Standard & Poor’s contre le PS et la Vivaldi
Nouvel échange musclé entre Georges-Louis Bouchez et Elio Di Rupo : le président du MR s’appuie sur les arguments de l'agence de notation Standard & Poor's pour répondre aux critiques sur la gestion budgétaire de la Belgique, notamment par le PS.
Publié par Demetrio Scagliola
Résumé de l'article
- Georges-Louis Bouchez répond à Elio Di Rupo après ses critiques sur la dette belge
- Il cite une analyse de Standard & Poor's relayée par Le Soir
- Le président du MR accuse la majorité Vivaldi d’avoir creusé les déficits
- Il défend une réduction des dépenses publiques et attaque le bilan du PS
"Bonjour @eliodirupo, Standard & Poor's a un message pour vous..." Nouvel épisode dans la passe d'armes 100% montoise entre Georges-Louis Bouchez et Elio Di Rupo. Dans un message un brin ironique publié sur le réseau X, et s'adressan directement au socialiste, Georges-Louis Bouchez a réagi aux critiques d’Elio Di Rupo. Ce dernier l’accusait notamment de ne pas assumer les responsabilités du Mouvement Réformateur dans la gestion financière du pays et dans la dégradation de la note de la Belgique par les agences de notation. Au passage, Elio Di Rupo invitait le leader libéal à "être un minimum modeste".
Un "trou" financier creusé par la majorité Vivaldi
Contrairement à son habitude, le président du MR a attendu quelques jours pour répliquer au leader historique du PS. Et pour sa contre-attaque, GLB s'est saisi des arguments de l'agence de notation Standard & Poor's pour justifier sa décision de dégrader la note de la Belgique, cités dans une analyse du journal Le Soir . L'extrait du Soir repris par Bouchez dans son post est le suivant: Pour l’agence, les faiblesses du pays remontent à la pandémie et à la crise énergétique de 2022-2023, d’où la Belgique est sortie avec d’importants déficits budgétaires structurels, "résultant de l’un des niveaux de dépenses publiques les plus élevés (un peu plus de 54 % du PIB) dans l’Union européenne et parmi les Etats souverains que nous notons à l’échelle mondiale".
Pour Bouchez, c'est CQFD: "Ce que nous indiquons depuis des mois est confirmé par l’agence de notation S&P: c’est bien la Vivaldi, que nous avons si souvent dénoncée contre l’avis de grands analystes, certains expliquant même que la dette n’était pas un problème, qui a créé le drame budgétaire actuel…", insiste le président du MR dans son message. "Autre confirmation, poursuit-il, le problème de la Belgique est bien son niveau de dépenses publiques, l’un des plus élevés au monde ! Pour quels résultats ? Baisser les dépenses publiques est vital pour l’avenir du pays… Chaque enfant à la naissance a une dette de 60.000 euros. Vivre sur le compte de nos enfants n’est pas digne…"
Selon lui, le PS « tente surtout de faire oublier son propre bilan », en particulier en Wallonie, régulièrement pointée pour ses difficultés économiques et sociales. Bouchez revendique au contraire une ligne de rupture : celle d’un parti qui, selon lui, veut « réformer en profondeur » là où les socialistes auraient « entretenu le statu quo ».
Bonjour @eliodirupo. S&P a un message pour vous… #PresidenceMR #fierdetreliberal #LAvenirSEclaire https://t.co/XOh79RgphS
— Georges-L BOUCHEZ (@GLBouchez) April 25, 2026