"On peut récupérer des millions": Bouchez veut couper les aides aux ASBL proches des partis et des syndicats
Georges-Louis Bouchez veut aller plus loin dans sa lutte contre les « financements alternatifs » des partis politiques. Le président du MR cible désormais plusieurs ASBL proches du PS, d'Ecolo ou du pilier chrétien.
Publié par Demetrio Scagliola
• Mis à jour le
Résumé de l'article
- Le MR veut mettre fin à ce qu’il considère comme un « double financement » des partis politiques via certaines ASBL et structures d’éducation permanente.
- Georges-Louis Bouchez cible notamment des associations proches du PS, des syndicats ou du monde chrétien comme le MOC, PAC ou l’UFAPEC.
- Les Engagés freinent les ambitions du MR, craignant une offensive trop large contre le tissu associatif francophone.
- Le PS et DéFI dénoncent une atteinte au pluralisme démocratique et ont déjà saisi la Cour constitutionnelle.
Georges-Louis Bouchez poursuit sa « croisade » contre les dépenses publiques et les financements qu’il juge injustifiés. Celui qui aime se présenter depuis quelques semaines comme une version moderne de « Robin des Bois moderne », prêt à reprendre à l’État pour mieux redistribuer aux travailleurs, veut désormais s’attaquer à un sujet hautement sensible : les subsides accordés à une série d’ASBL proches des partis politiques. Derrière cette offensive, le président du MR avance un argument simple : à l’heure où la Fédération Wallonie-Bruxelles cherche désespérément des économies, notamment dans des secteurs sensibles comme l’enseignement, il ne serait plus acceptable de maintenir ce que les libéraux qualifient de « double financement » des partis politiques.
Le débat est loin d’être anodin. Car derrière la question budgétaire, c’est tout l’équilibre historique entre partis, monde associatif et piliers idéologiques qui se retrouve brutalement remis en cause.
Dans le viseur: PAC, le MOC, Soralia, l’UFAPEC...
Selon Georges-Louis Bouchez, les partis politiques bénéficient déjà d’importantes dotations publiques calculées sur leurs résultats électoraux. Dès lors, pourquoi continuer à financer via la Fédération Wallonie-Bruxelles des centres d’études, organisations de jeunesse ou associations d’éducation permanente qui gravitent dans leur orbite ? « Pourquoi faut-il un financement à côté de la dotation ? », interroge le président du MR dans le dossier réalisé par Sudinfo, en dénonçant des structures qu’il considère comme des relais politiques financés par l’argent public.
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