Bouchez : « La Wallonie dépense 3,6 milliards d’euros d’argent public en plus que la Flandre »
Invité sur bel RTL, Georges-Louis Bouchez a longuement détaillé sa vision économique : réduire drastiquement les dépenses publiques pour alléger la pression fiscale, avec en ligne de mire une promesse choc — rendre possible un litre d’essence à 1 euro.
Publié par Harrison du Bus
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Résumé de l'article
Georges-Louis Bouchez propose de réduire massivement les dépenses publiques pour baisser les taxes et faire chuter le prix des carburants en Belgique.
Le président du Mouvement Réformateur assume une ligne claire : la Belgique dépense trop, et cette dérive budgétaire empêche toute politique favorable au pouvoir d’achat.
« 55 % du PIB en Belgique, c’est de la dépense publique. On dépense 330 milliards d’euros chaque année », souligne-t-il d’emblée.
« Si nous étions les Pays-Bas, nous dépenserions 60 milliards de moins »
Pour Georges-Louis Bouchez, la comparaison internationale est sans appel. « Si nous étions les Pays-Bas, nous dépenserions 60 milliards de moins. »
Il attribue cet écart à plusieurs facteurs : « Trop de fraude sociale dans ce pays, trop de politiques et trop de structures publiques. »
Le modèle néerlandais est présenté comme une référence : moins de niveaux de pouvoir, une organisation plus centralisée, et une rationalisation des dépenses.
Dépenser moins pour redistribuer autrement
Contrairement à une critique classique, le président du MR affirme que réduire la dépense publique ne signifie pas affaiblir la protection sociale. « Les Pays-Bas ont le niveau de pension le plus élevé d’Europe », insiste-t-il.
Il met en avant un système hybride : « Ils ont une pension légale forfaitaire, mais surtout un deuxième pilier très développé, l’assurance pension. »
Une architecture que, selon lui, la gauche belge a longtemps contestée, au détriment de l’efficacité globale du système.
La Wallonie pointée du doigt
Dans son raisonnement, Georges-Louis Bouchez mobilise aussi une comparaison interne. « La Wallonie dépense 3,6 milliards d’euros d’argent public en plus que la Flandre. »
Une différence qu’il met en regard de la qualité perçue des services : « Est-ce que les routes ne sont pas en meilleur état en Flandre ? Est-ce que l’école n’est pas de meilleure qualité ? » Conclusion : « Dépenser tout le temps de l’argent public, ce n’est pas ça qui fait le bonheur des gens. »
La philosophie générale est assumée : réduire le rôle budgétaire de l’État pour augmenter directement le pouvoir d’achat. « Il faut, au contraire, laisser plus d’argent dans les poches des citoyens. »
Une approche libérale classique, mais ici déclinée de manière très concrète.
L’essence à 1 euro, un symbole politique
C’est sans doute la proposition la plus frappante de l’entretien. « 60 % du prix que vous payez pour votre plein va dans les caisses de l’État. » D’où cette affirmation : « Si demain on veut de l’essence à 1 €/litre, c’est possible. »
Mais à une condition stricte : « Il faut d’abord que l’État diminue ses dépenses, pour qu’il ait besoin de moins de revenus. »
Autrement dit, la baisse des taxes ne peut intervenir qu’après un ajustement structurel des finances publiques.
Pour le président du MR, le diagnostic est tranché : la Belgique ne souffre pas d’un manque de recettes, mais d’un excès de dépenses.