Boucliers humains : la guerre sale du Hamas
Publié par A.G.
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Note : la photographie utilisée en premier ressort a été remplacée par la photographie ci-dessus, dont nous estimons qu'elle colle mieux au contenu de cet article
Alors que les accusations de supposé génocide contre Israël monopolisent le débat international, un rapport explosif de la Henry Jackson Society, un think tank britannique fondé en 2005, issu du courant néo-conservateur et proche des idées républicaines américaines, dévoile un chapitre souvent passé sous silence : l’utilisation systématique de boucliers humains par le Hamas.
Loin de se limiter à des cas isolés, cette stratégie serait au cœur de la doctrine militaire du mouvement islamiste. Le document, fouillé et controversé, remet en question la manière dont une partie de la communauté internationale choisit de regarder — ou d’ignorer — certaines réalités du conflit.
« Nous avons bâti les tunnels pour protéger les combattants, pas les civils. » — Mousa Abu Marzouk, haut cadre du Hamas
Selon les auteurs du rapport, cette stratégie ne date pas d’hier. Elle aurait été inaugurée dès 2006, lorsque des Gazaouis furent invités à monter sur les toits pour empêcher une frappe israélienne (un épisode documenté par Al Jazeera, lorsque des habitants de Beit Lahiya furent appelés par un cadre du Hamas à se rassembler sur le toit d’un bâtiment ciblé par Tsahal, afin d’en empêcher le bombardement. La manœuvre réussit). Depuis, le Hamas aurait méthodiquement intégré les civils à son dispositif militaire :
- en creusant un réseau de 500 km de tunnels sous les zones résidentielles,
- en dissimulant armes et postes de commandement dans les hôpitaux et les écoles,
- en incitant la population à ne pas évacuer malgré les alertes,
- et en habillant ses combattants en civils.
Cette stratégie a un but clair : contraindre Israël à choisir entre des frappes sanglantes ou une paralysie tactique. Le rapport cite de nombreuses déclarations publiques de responsables du Hamas revendiquant cette méthode comme arme politique.
Droit humanitaire vs guerre des images
« Le sang des femmes, des enfants et des vieillards… Nous en avons besoin. Il réveille notre esprit révolutionnaire. » — Ismaïl Haniyeh
Le document rappelle que le droit international interdit explicitement l’usage de boucliers humains. Mais selon ses auteurs, ces règles sont devenues un levier stratégique : en provoquant volontairement des pertes civiles, le Hamas cherche à retourner l’opinion publique mondiale contre Israël.
À l’inverse, le rapport détaille le protocole de « perte minimale » suivi par Tsahal : identification de cibles via drones, cartographie dynamique de la population, recours systématique à des messages d’évacuation. Il affirme qu’une frappe sur deux aurait été annulée en raison du risque civil. Cela n’empêche pas les destructions massives, mais éclaire différemment les raisons.
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