Bruxelles : les hôtels étranglés par les taxes et la hausse des coûts
Les hôtels bruxellois subissent une pression financière croissante. TVA doublée, fiscalité régionale alourdie et réservations insuffisantes fragilisent leur rentabilité. La profession redoute désormais des fermetures et des suppressions d'emplois.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Les hôtels bruxellois dénoncent l'accumulation des charges fiscales depuis le début de l'année. La TVA est passée de 6% à 12%, tandis que la taxe régionale atteint cinq euros par nuitée. Faute de réservations suffisantes, la Brussels Hotels Association redoute des difficultés financières, des investissements reportés et des fermetures.
Les hôtels bruxellois traversent une période difficile. Depuis plusieurs mois, leurs charges augmentent plus rapidement que leurs recettes. La Brussels Hotels Association (BHA) alerte sur une situation financière qui menace désormais la survie de certains établissements. Sans amélioration rapide, plusieurs hôtels pourraient connaître de graves difficultés avant la fin de l'année.
Le principal reproche concerne l'accumulation des décisions fiscales. Depuis le 1er mars 2026, le gouvernement fédéral a doublé la TVA sur l'hébergement, passée de 6% à 12%. Une augmentation qui intervient au moment où l'inflation continue de peser sur les dépenses d'exploitation.
Pour les professionnels, le problème dépasse cette seule mesure. Les coûts progressent, mais la clientèle ne suit pas suffisamment. Les établissements doivent donc arbitrer entre augmenter leurs tarifs et préserver leur taux d'occupation.
Une fiscalité qui pèse sur les hôtels bruxellois
La TVA ne constitue qu'une partie des difficultés. Depuis le 1er janvier, la taxe régionale sur l'hébergement touristique a également augmenté. Elle atteint désormais cinq euros par chambre et par nuitée, contre quatre euros auparavant.
Cette hausse de 25% représente une charge supplémentaire pour les établissements concernés. Elle s'ajoute aux augmentations du précompte immobilier observées dans plusieurs communes bruxelloises et au coût de stationnement pour les clients et visiteurs.
La multiplication de ces prélèvements réduit les marges de manœuvre financières des exploitants. Elle complique également leur politique tarifaire, particulièrement dans un marché sensible aux prix.
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