Caisse blanche, TVA, flexi-jobs : l’horeca bruxellois, au désespoir, dénonce un contrat de confiance « rompu »
L’horeca bruxellois estime avoir respecté ses engagements en matière de transparence sans recevoir les compensations promises par l’État fédéral. Dans une carte blanche adressée mercredi au gouvernement De Wever et aux présidents de parti, Horeca Brussels affirme que le contrat de confiance est désormais « rompu ».
Publié par Rédaction
Résumé de l'article
L’horeca bruxellois dénonce un contrat de confiance rompu par l’État, qui généralise la caisse blanche tout en supprimant les compensations promises et en maintenant une fiscalité défavorable au secteur.
Depuis le 1er juillet 2026, le nouveau système de caisse enregistreuse, le « SCE 2.0 », est obligatoire dans l’ensemble du secteur : restaurants, hôtels, cafés, bars, boîtes de nuit, snacks, sandwicheries et friteries. Cette mesure concerne un poids lourd de l’économie belge, qui représente, selon Horeca Brussels, 55.000 entreprises, 160.000 salariés et 12 milliards d’euros de contributions annuelles.
La fédération bruxelloise ne conteste pas le principe de la caisse blanche. Elle rappelle que le secteur n’a jamais refusé la transparence et s’était déjà soumis à une première version du système en 2016. Cette réforme avait toutefois été assortie de contreparties : une TVA sur les repas ramenée de 21 à 12 %, la création de flexi-jobs alors réservés à l’horeca et une réduction des cotisations ONSS pour les travailleurs fixes.
Dix ans plus tard, Horeca Brussels estime que l’État revient unilatéralement sur cet équilibre. Le SCE 2.0 étend les obligations de contrôle, tandis que les mesures obtenues en contrepartie sont supprimées ou vidées de leur substance. La réduction ONSS « groupe-cible » a pris fin le 1er juillet, les flexi-jobs ont été ouverts à tous les secteurs et la réforme promise de la TVA n’a toujours pas été menée.
Une concurrence fiscale jugée déloyale
Le secteur dénonce notamment l’écart persistant entre la TVA de 12 % appliquée au service en salle et celle de 6 % dont bénéficient les plats à emporter, les traiteurs ou la grande distribution. Dans l’hôtellerie et l’hébergement touristique, le taux est même passé de 6 à 12 %.
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