Charles Spencer accuse Charles III de vouloir discréditer son récit sur Diana
Charles Spencer accuse Charles III de vouloir discréditer ses souvenirs sur Lady Diana. Buckingham met en doute son récit d’une conversation survenue après la mort de la princesse.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Charles Spencer maintient le récit publié dans ses mémoires sur Lady Diana. Il accuse Charles III de vouloir fragiliser sa crédibilité. Buckingham estime que le deuil peut altérer les souvenirs. La querelle porte sur une phrase que le roi aurait prononcée après la mort de la princesse en 1997.
Charles Spencer accuse le roi Charles III d’avoir voulu fragiliser son témoignage sur Lady Diana. Le frère de la princesse défend le récit publié dans ses nouvelles mémoires. L’ouvrage paraît ce mardi 22 septembre sous le titre « Swan Song: Diana, My Sister ».
Charles Spencer dénonce une tentative de manipulation
Le comte Spencer a livré sa riposte au Mail on Sunday. « Ce n’est pas tous les jours que l’on se réveille en découvrant que le roi a tenté de vous faire passer pour quelqu’un dont les souvenirs ne sont pas fiables », a-t-il déclaré.
L’aristocrate de 62 ans accuse directement Charles III de « gaslighting ». Ce terme désigne une forme de manipulation psychologique. Elle vise à pousser une personne à douter de ses souvenirs ou de son jugement.
Charles Spencer réagissait à un rare communiqué publié par le palais de Buckingham. Le texte mettait ouvertement en cause la fiabilité de ses souvenirs. Il évoquait les effets durables du deuil sur la perception des événements.
Le communiqué affirmait que le roi connaissait les conséquences de la perte d’une soeur. Selon le palais, cette douleur peut « obscurcir la raison » et « altérer le jugement ». Elle peut aussi teinter les souvenirs, même plusieurs années après le décès.
Une phrase attribuée à Charles après la mort de Diana
Cette réaction royale répondait à des extraits du livre publiés par le Daily Mail. Charles Spencer y raconte une conversation téléphonique survenue après la mort de Diana. La princesse avait perdu la vie à Paris le 31 août 1997.
Selon son frère, Charles occupait encore la fonction de prince de Galles lors de cet échange. Il lui aurait lancé cette phrase : « Rassurez-vous, nous l’aurons bientôt oubliée. » Charles Spencer décrit une conversation tendue autour des funérailles de Diana.
L’auteur affirme également que Charles parlait d’une voix « euphorique, presque grisée ». Il aurait donné l’impression d’avoir « gagné à la loterie ». Buckingham n’a pas directement démenti ces paroles attribuées au roi.
Charles Spencer juge la réponse du palais « d’une agressivité stupéfiante ». Il y voit aussi un « coup bas ». Selon lui, Buckingham suggère qu’il ment sans répondre précisément à son récit.
Le frère de Diana affirme avoir raconté cet échange à des proches dès 1997. Il présente cette démarche comme une preuve de la stabilité de ses souvenirs. Il assure donc maintenir chaque mot de son témoignage.
Une fracture ancienne entre les Spencer et la monarchie
Le comte Spencer rapproche cette réponse d’un précédent communiqué royal. Buckingham avait réagi en 2021 aux accusations du prince Harry et de Meghan Markle. Le couple avait alors évoqué des propos racistes au sein de la famille royale.
Le palais avait répondu que « les souvenirs peuvent différer ». Charles Spencer décrit aujourd’hui la nouvelle déclaration comme une « médiocre imitation » de cette formule. La publication de son livre ravive donc une fracture ancienne avec la monarchie.
Ancien correspondant de la chaîne américaine NBC News, Charles Spencer a publié plusieurs ouvrages historiques. Il a également consacré un livre aux violences subies pendant ses années d’internat. Il possède aujourd’hui le domaine familial d’Althorp.
Diana repose sur une île située au milieu d’un lac de cette propriété. Lors de ses funérailles, son frère avait vivement critiqué les médias. Il leur avait reproché d’avoir « du sang sur les mains ».
Devant les princes William et Harry, il avait aussi promis de protéger les deux fils de Diana. Près de trente ans plus tard, Charles Spencer replace cette disparition au centre d’une nouvelle confrontation publique avec Charles III.