Donald Trump qualifierait Keir Starmer de « loser » en privé
Selon le Telegraph, Donald Trump aurait qualifié le Premier ministre britannique Keir Starmer de « loser » lors d’un dîner privé avec des proches, signe d’une dégradation des relations entre Washington et Londres sur fond de tensions autour de la guerre au Moyen-Orient.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Le président américain Donald Trump aurait récemment qualifié le Premier ministre britannique Keir Starmer de « loser » lors d’un dîner privé. Cette remarque intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Londres, liées notamment à l’utilisation des bases militaires britanniques dans le conflit contre l’Iran.
Les relations entre la Maison-Blanche et Downing Street semblent se tendre. Selon des informations révélées par le quotidien britannique The Telegraph, le président américain Donald Trump aurait récemment qualifié le Premier ministre britannique Keir Starmer de « loser » lors d’un dîner privé avec des amis.
Donald Trump aurait déclaré que le dirigeant travailliste « n’avait plus d’avenir politique ». Cette remarque constituerait l’une de ses critiques les plus dures à l’égard du Premier ministre britannique.
Le président américain a déjà publiquement exprimé son mécontentement face à la position prudente de Londres dans le conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran. Plus tôt cette semaine, Donald Trump avait notamment affirmé que Keir Starmer n’était « pas Winston Churchill », critiquant la lenteur de la réaction britannique.
Des tensions liées au conflit au Moyen-Orient
La principale source de friction concerne l’utilisation des bases militaires britanniques dans la région. Au début de la crise, le gouvernement britannique avait refusé d’autoriser Washington à mener des frappes contre l’Iran depuis certaines installations, invoquant notamment des considérations juridiques liées au droit international.
Downing Street a finalement accepté que les États-Unis puissent utiliser certaines bases, notamment Diego Garcia et RAF Fairford, mais uniquement pour des opérations qualifiées de « limitées et défensives ». Ce revirement serait intervenu moins de 48 heures après une première décision négative du gouvernement britannique.
Une relation qui s’est progressivement dégradée
Au début de leurs mandats respectifs, les relations entre Donald Trump et Keir Starmer semblaient pourtant cordiales. Le président américain avait alors décrit le Premier ministre comme « très sympathique » et un « négociateur coriace ».
Mais les tensions se sont progressivement accumulées, notamment autour du projet britannique de transférer la souveraineté de l’archipel des Chagos à l’île Maurice, tout en conservant une location à long terme de la base militaire stratégique de Diego Garcia.
Donald Trump a vivement critiqué cet accord, le qualifiant sur son réseau Truth Social « d'acte de grande stupidité ».
Dans sa vision très personnelle de la politique internationale, le président américain a souvent tendance à diviser les dirigeants mondiaux entre « winners » et « losers ». Keir Starmer pourrait désormais avoir basculé dans la seconde catégorie.