Enseignement à domicile: Valérie Glatigny veut renforcer les contrôles
La Fédération Wallonie-Bruxelles veut renforcer l’encadrement de l’enseignement à domicile. Les familles devront désormais détailler leur projet pédagogique et le suivi des élèves sera renforcé.
Publié par Demetrio Scagliola
Résumé de l'article
- Le gouvernement de la FWB a adopté une réforme de l’enseignement à domicile en première lecture.
- Les familles devront fournir un projet pédagogique détaillé.
- Un suivi renforcé est prévu pour les élèves fragilisés ou en décrochage.
- Valérie Glatigny insiste sur « la qualité des apprentissages ».
Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles veut renforcer le contrôle et le suivi de l’enseignement à domicile. La ministre de l’Éducation Valérie Glatigny a présenté un projet d’arrêté adopté en première lecture afin de mieux encadrer les familles qui choisissent cette forme d’enseignement.
Aujourd’hui, les parents qui optent pour l’école à domicile doivent essentiellement remplir une déclaration administrative relativement limitée sur le plan pédagogique. Le nouveau dispositif entend aller beaucoup plus loin.
Concrètement, les familles devront désormais fournir une description détaillée du projet pédagogique ainsi qu’un véritable plan de formation pour l’année scolaire. L’objectif affiché par le gouvernement est de permettre à la Fédération Wallonie-Bruxelles de mieux vérifier que l’élève bénéficie d’un encadrement suffisant et que son droit à l’instruction est respecté.
Une attention particulière aux élèves fragilisés
Le projet prévoit également un suivi renforcé pour les élèves présentant des troubles de l’apprentissage ou un handicap. Les contrôles du niveau des études pourraient ainsi être davantage adaptés à leur situation spécifique.
Le gouvernement évoque aussi les cas de phobie scolaire ou de décrochage. Dans ces situations, l’exécutif souhaite développer progressivement des solutions de suivi à distance en collaboration avec les écoles.
Cette réforme s’inscrit dans la volonté de la majorité de mieux encadrer — et à terme de réduire progressivement — le recours à l’enseignement à domicile, conformément à la Déclaration de politique communautaire.
« L’intérêt premier de l’élève doit rester au centre »
Pour la ministre Valérie Glatigny (MR), l’objectif est avant tout de garantir un niveau d’apprentissage suffisant pour chaque enfant. « L’intérêt premier de l’élève doit toujours rester au centre de nos décisions. Chaque enfant a droit à un enseignement qui lui permet de maîtriser les apprentissages de base et de progresser tout au long de son parcours scolaire », affirme-t-elle.
La ministre insiste également sur l’équilibre entre liberté d’enseignement et contrôle de la qualité pédagogique.
« L’enseignement à domicile est une liberté reconnue, mais cette liberté doit toujours aller de pair avec la garantie effective d’apprentissages de qualité », conclut Valérie Glatigny.