Frappe à Tchernobyl, une pression calculée de Moscou
Une frappe de drone russe contre le site de Tchernobyl ravive le spectre nucléaire en pleine guerre. Sans provoquer de contamination, l’attaque vise un symbole hautement sensible et accentue la pression stratégique exercée par Moscou sur les infrastructures civiles ukrainiennes.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Un drone russe a frappé le site de stockage nucléaire de Tchernobyl dans la nuit du 6 au 7 juin 2026. Sans provoquer de contamination, l’attaque souligne une stratégie de pression visant les infrastructures sensibles ukrainiennes. Kiev dénonce un chantage nucléaire, tandis que l’AIEA s’inquiète d’une escalade.
Dans la nuit du 6 au 7 juin 2026, un drone russe a visé le complexe de stockage de combustible nucléaire usagé de Tchernobyl. L’impact, survenu à 2h10, a endommagé le bâtiment de réception des conteneurs et déclenché un incendie d’environ 40m², rapidement maîtrisé. Aucun blessé n’est à déplorer et aucune élévation anormale de radioactivité n’a été enregistrée.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky dénonce une frappe « consciente » contre une infrastructure « extrêmement critique ». Selon lui, l’usage d’un drone Shahed traduit une volonté assumée de cibler un site sensible. Il appelle la communauté internationale à réagir face à ce qu’il qualifie de « guerre terroriste ».
Une frappe aux effets limités mais au poids symbolique
L’opérateur public Energoatom précise qu’aucun combustible usagé ne se trouvait dans le bâtiment touché au moment de l’attaque. Si les conséquences matérielles restent contenues, l’explosion a néanmoins endommagé plusieurs structures voisines.
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