LE GRAND ENTRETIEN D’ELON MUSK (1/3) « Je pense que beaucoup plus de gens vous détestent, vous les médias, plus que vous ne pouvez le réaliser »
Immigration, médias, accusations d’extrême droite : Elon Musk livre sa vision sans filtre d’un monde qu’il juge en pleine rupture.
Publié par J.PE
Sommaire
- L’un des moments les plus marquants de l’entretien concerne son positionnement politique
- « Mes opinions politiques sont très centristes »
- Immigration : « Je serais hypocrite de ne pas y être favorable »
- Concernant l’Europe, son analyse est beaucoup plus sévère
- Elon Musk aborde également la question de la sécurité publique
Dans un entretien exceptionnel accordé à The Economist, Elon Musk revient sur les sujets qui ont fait de lui l’une des personnalités les plus controversées de la planète. Immigration, montée des tensions politiques, rôle des médias, accusations de proximité avec l’extrême droite : le patron de Tesla, SpaceX et xAI défend une vision qu’il présente comme pragmatique, mais qui continue de diviser profondément.
Il n’est plus seulement un entrepreneur. Elon Musk est devenu un acteur politique, culturel et géopolitique dont chaque prise de position provoque une onde de choc.
Face à la rédactrice en chef de The Economist, le milliardaire américain a accepté de répondre aux critiques qui l’accompagnent depuis plusieurs années. Son message central est constant : selon lui, une partie du monde refuse de regarder certaines réalités en face.
Une position qu’il résume par une formule devenue emblématique :
« Je pense que beaucoup plus de gens vous détestent, vous les médias, plus que vous ne pouvez le réaliser. »
Une phrase qui résume parfaitement le rapport conflictuel qu’Elon Musk entretient désormais avec une partie du paysage médiatique occidental.
« Je soutiens les gens ordinaires, pas l’extrême droite »
L’un des moments les plus marquants de l’entretien concerne son positionnement politique
Des frontières sûres, des villes sûres et des dépenses publiques raisonnables. Lequel de ces trois éléments relève de l’extrême droite marginale ?
Interrogé sur son soutien affiché à certains mouvements ou personnalités classés à droite de l’échiquier politique, notamment l’AfD en Allemagne ou l’activiste britannique Tommy Robinson, Elon Musk refuse catégoriquement l’étiquette d’« extrême droite ».
Selon lui, cette qualification est devenue un instrument politique utilisé pour discréditer des opinions autrefois considérées comme normales.
« Je soutiens les gens ordinaires. Ce que vous appelez, à tort, l’extrême droite, ce sont en réalité des gens ordinaires. Si vous revenez 10 ou 15 ans en arrière, ces politiques étaient tout à fait normales. »
Pour illustrer son propos, il affirme qu’une partie du débat politique actuel est devenue tellement polarisée que certaines positions traditionnelles seraient aujourd’hui immédiatement associées à des courants extrémistes
Il prend un exemple :
« L’un des procédés que je trouve assez amusants consiste à prendre un discours d’Obama ou d’Hillary Clinton et à le montrer à quelqu’un de ce que j’appelle la gauche radicale en disant : “Que pensez-vous de ce discours de Trump ?” Ils répondront : “C’est la pire personne au monde.” En réalité, c’était un discours d’Obama. En réalité, c’était un discours d’Hillary. »
Pour Elon Musk, les principes qu’il défend relèvent du bon sens :
« Des frontières sûres, des villes sûres et des dépenses publiques raisonnables. Lequel de ces trois éléments relève de l’extrême droite marginale ? »
Le patron de Tesla va même jusqu’à interpeller directement la journaliste :
« J’aimerais vous faire un reproche, à vous et aux médias, concernant cette caractérisation absurde de l’extrême droite. C’est faux, trompeur et dénué de sens. »
Une phrase qu’il aurait insisté pour voir apparaître dans l’interview, craignant selon lui qu’elle puisse être supprimée au montage.
« Mes opinions politiques sont très centristes »
Elon Musk insiste : il ne se considère pas comme un homme politique radical.
« Mes opinions politiques sont très centristes. Elles ne sont pas d’extrême droite. Franchement, les qualifier d’extrême droite est une insulte à l’Histoire et une insulte envers beaucoup de personnes. C’est une contrevérité scandaleuse. C’est complètement absurde. »
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