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Groenland : la tentation impériale de Trump inquiète l’Europe

par Harrison du Bus
JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA

La réactivation par Donald Trump de la menace d’une prise de contrôle américaine du Groenland a cessé, en quelques heures, d’être perçue en Europe comme une provocation lointaine. Dans le sillage de l’opération menée par les États-Unis au Venezuela, le président américain a de nouveau affirmé que Washington « avait besoin du Groenland » pour sa sécurité nationale, provoquant une onde de choc diplomatique à Copenhague, Londres, Bruxelles et Berlin.

Lundi, le Premier ministre britannique Keir Starmer a publiquement pris position en faveur du Danemark, affirmant que l’avenir du Groenland devait être décidé uniquement par les Groenlandais et le Royaume du Danemark. À Copenhague, la Première ministre danoise Mette Frederiksen est allée plus loin, avertissant qu’une attaque militaire américaine contre un allié de l’Otan signerait la fin de l’Alliance atlantique et de l’architecture de sécurité en place depuis la Seconde Guerre mondiale. À Bruxelles, la Commission européenne s’est réfugiée dans une ligne de principe, rappelant l’inviolabilité des frontières et la souveraineté nationale, sans vouloir commenter chaque déclaration venue de Washington.

Derrière cette prudence apparente se cache une inquiétude bien plus profonde : le Groenland est devenu un test grandeur nature de la capacité de l’Europe à faire respecter ses principes face à un allié devenu imprévisible, au moment même où sa dépendance stratégique à l’égard des États-Unis demeure entière.

La fermeté danoise, l’équilibre précaire européen

Le Danemark a rapidement rejeté toute idée de cession ou d’annexion du Groenland. « Les menaces et les pressions n’ont pas leur place entre alliés », a martelé Mette Frederiksen, qualifiant d’inacceptable la rhétorique américaine. Le gouvernement groenlandais, par la voix de son chef Jens-Frederik Nielsen, a lui aussi rappelé que l’île n’était pas à vendre, tout en cherchant à éviter une rupture totale avec Washington. Si le ton a été dur dans un premier temps, Nielsen a ensuite appelé à ne pas céder à la panique et à tenter de restaurer un dialogue avec les États-Unis.

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