Guerre contre l’Iran : la Bérézina pour Donald Trump (sauf sursaut)
A moins d’un sursaut, l’accord que Donald Trump s’apprête à signer avec l’Iran est une retraite en pleine campagne.
Publié par Nicolas de Pape
Résumé de l'article
-La guerre contre l’Iran risque de se solder par une retraite diplomatique américaine, très loin de la démonstration de force promise par Donald Trump.
-Téhéran sortirait affaibli militairement mais pas vaincu politiquement : le régime reste debout, conserve son pouvoir de nuisance et impose encore une partie de ses conditions.
-L’accord envisagé paraît incomplet : pas de vraie garantie sur le nucléaire, rien de solide sur les missiles, les proxys ou le sort du peuple iranien.
-Au final, ce serait une “Bérézina sans neige” pour Washington : une défaite discrète, maquillée en succès, jusqu’au moment où les faits finiront par reprendre leurs droits.
Le régime iranien maintiendrait l’essentiel de ses exigences. Les Etats-Unis n’obtiendraient ni la fin du soutien aux proxys, aucune garantie sur le programme balistique, le dossier nucléaire négocié « à part » sans garantie non plus. Sans oublier (c’est le cas de le dire) le peuple iranien, totalement absent des pourparlers alors que les pendaisons se poursuivent. Quant au Détroit d’Ormuz, il était largement ouvert avant-guerre...
A quoi aura servi cette guerre contre l’Iran ? A moins que l’administration Trump ne se reprenne - sous l’influence de l’un ou l’autre de ses conseillers, ou après un coup de téléphone bien senti de Benjamin Netanyahu -, la réponse risque d’être cruelle : pas à grand-chose. Raphaël Jerusalmy le compare même en l'état à un "crime contre l'humanité".
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