Italie : le suicide démographique
Le taux de fécondité en Italie a encore reculé pour atteindre un niveau historiquement bas de 1,14 enfant par femme en 2025, selon des données officielles publiées mardi. Il s’agit de l’un des niveaux les plus faibles au monde, confirmant le vieillissement accéléré de la population italienne.
Publié par Rédaction
Résumé de l'article
— Le taux de fécondité italien atteint un niveau historiquement bas de 1,14 enfant par femme, selon l’Istat
— Le pays cumule faible natalité et forte espérance de vie, accentuant un vieillissement rapide de la population
— L’Italie rejoint des pays comme la Chine, le Japon et la Pologne parmi les plus touchés par le déclin démographique
D’après le rapport de l’Istat, le pays affiche parallèlement une espérance de vie élevée, avec 81,7 ans pour les hommes et 85,7 ans pour les femmes.
Ce recul de la natalité s’explique notamment par le report des naissances, lié à la précarité économique des jeunes générations, souligne la sociologue Chiara Saraceno. Elle met aussi en avant une répartition encore très inégale des tâches domestiques, qui continue de peser davantage sur les femmes.
Le plus bas avec la Chine, le Japon et la Pologne
À l’échelle internationale, l’Italie figure parmi les pays aux taux de fécondité les plus bas, aux côtés de la Chine, du Japon et de la Pologne. La tendance est également à la baisse dans l’Union européenne, où le taux est passé de 1,57 enfant par femme en 2010 à 1,34 en 2024.
Au niveau régional, la Sardaigne enregistre le taux le plus faible du pays, avec seulement 0,85 enfant par femme.