Javier Milei défend son cap libéral et veut attirer les investisseurs européens
Dans un entretien au Point, le président argentin expose sa vision économique avant sa visite en France. Réduction des dépenses publiques, dérégulation et ouverture commerciale restent ses priorités. Il souligne aussi sa bonne entente avec Emmanuel Macron, malgré leurs divergences idéologiques.
Publié par A.G.
Résumé de l'article
Dans un entretien au Point, Javier Milei défend la réduction des dépenses publiques, la dérégulation et l’ouverture commerciale de l’Argentine.
Il souligne sa bonne relation avec Emmanuel Macron et invite les entreprises européennes à investir, en promettant le respect des contrats et de la propriété.
Si le président revendique un redressement économique, Le Point relève une remontée de la pauvreté et des difficultés persistantes dans l’industrie.
Javier Milei qui avait accordé récemment une interview à 21News (photo) assume sa méthode, mais sait aussi pratiquer la diplomatie. Interrogé par Olivier Ubertalli dans Le Point du 29 septembre, le président argentin refuse ainsi de conseiller à Emmanuel Macron les dépenses qu’il devrait supprimer. L’exercice du pouvoir, explique-t-il, lui a appris le poids des contraintes et la nécessité de respecter les choix des autres pays.
Il distingue néanmoins deux instruments dans sa politique : la réduction des dépenses publiques, destinée à permettre une baisse des impôts, et la suppression des réglementations. Selon lui, cette seconde démarche rencontre moins d’obstacles politiques. Il affirme que son ministre Federico Sturzenegger a déjà procédé à près de 18.000 dérégulations.
Macron, un partenaire apprécié
Le dirigeant libertarien décrit Emmanuel Macron comme un ami. Il lui exprime notamment sa reconnaissance pour le soutien français aux négociations argentines avec le Fonds monétaire international, aux côtés de l’Italie de Giorgia Meloni. Cette aide aurait facilité, selon lui, l’assainissement du bilan de la banque centrale et la sortie du contrôle des changes.
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