Javier Milei qualifie Pedro Sánchez de « dictateur » lors de sa visite à Madrid
À Madrid, Javier Milei a qualifié Pedro Sánchez de « dictateur » et appelé au départ des socialistes. Le président argentin doit rencontrer des figures de la droite espagnole avant les législatives du 29 novembre.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Javier Milei accuse la gauche européenne de provoquer la stagnation économique et critique la politique migratoire espagnole. À l’approche des législatives anticipées, il revendique ses liens avec Santiago Abascal et Isabel Díaz Ayuso, qu’il doit rencontrer à Madrid.
Le président argentin Javier Milei a attaqué mercredi Pedro Sánchez lors d’un forum économique à Madrid. Il a qualifié le Premier ministre socialiste espagnol de « dictateur ». Il l’a également traité de « voleur » et de dirigeant « corrompu ».
Cette visite intervient à moins de six semaines des élections législatives anticipées du 29 novembre. Le dirigeant de 55 ans entend soutenir la droite espagnole. L’issue du scrutin reste incertaine.
Javier Milei cible le socialisme européen
Pour lancer ses critiques, le président argentin a évoqué les liens migratoires entre son pays et l’Espagne. Javier Milei a déclaré lors du forum économique : « L’Espagne a su accueillir des centaines de milliers d’Argentins qui fuyaient la misère et l’absence de futur, fruits du sinistre socialisme du XXIe siècle (…) que vous subissez régulièrement avec l’infréquentable dictateur Pedro Sánchez. »
Javier Milei a élargi ses attaques aux partis de gauche européens. Il les a désignés comme « les premiers responsables » de la stagnation économique du continent. Il a également appelé les électeurs espagnols à « mettre les socialistes dehors à coups de pied ».
L’immigration et les alliances politiques au programme
Le président argentin a aussi visé la politique migratoire du gouvernement espagnol. Selon lui, l’exécutif encourage une « invasion » pour des raisons électorales. Il a notamment cité Ceuta, l’enclave espagnole située en Afrique du Nord. Il a exprimé sa « grande inquiétude ».
À ses yeux, stagnation économique et politique migratoire irresponsable conduisent l’Espagne vers un déclin difficile à enrayer. Ces accusations accompagnent son soutien affiché aux adversaires politiques du chef du gouvernement espagnol.
Durant son déplacement, Javier Milei doit rencontrer des dirigeants de Vox, dont son président Santiago Abascal. Il doit également retrouver Isabel Díaz Ayuso, la présidente de droite de la région de Madrid. Le dirigeant argentin revendique son amitié avec ces deux responsables. Il juge leurs idées « saines et positives pour sortir l’Espagne de la décadence ».