Milei accuse Sánchez de « naturaliser les immigrés pour perpétuer sa tyrannie »
Le président argentin Javier Milei a vivement attaqué Pedro Sánchez après la crise migratoire de Ceuta. Il accuse le chef du gouvernement espagnol d'utiliser l'immigration à des fins électorales et dénonce le « multiculturalisme » promu, selon lui, par l'Union européenne.
Publié par Rédaction
Résumé de l'article
Javier Milei accuse Pedro Sánchez d'utiliser l'immigration à des fins électorales et estime que la crise de Ceuta est la conséquence des politiques migratoires de l'Union européenne.
Le président argentin Javier Milei a lancé une nouvelle charge contre Pedro Sánchez, qu'il accuse d'exploiter l'immigration pour consolider son pouvoir politique.
Lors d'un entretien accordé à la chaîne LN+, le chef de l'État argentin a estimé que la crise migratoire survenue à Ceuta était la conséquence directe des politiques migratoires européennes.
« C'est une politique délibérée de l'Union européenne qui s'appelle le multiculturalisme », a-t-il déclaré, estimant que l'Europe avait « acheté toutes les absurdités du wokisme ».
Selon Javier Milei, l'Union européenne aurait fait du multiculturalisme une véritable « nouvelle religion », alimentée notamment par l'Agenda 2030.
« Sánchez les utilise pour voter en sa faveur »
Le président argentin s'est montré particulièrement virulent à l'égard du Premier ministre espagnol.
« En Espagne, Sánchez utilise ces immigrés pour les naturaliser afin qu'ils votent pour lui et perpétuent sa tyrannie », a-t-il affirmé.
Il n'a toutefois pas précisé s'il faisait référence aux migrants arrivés récemment à Ceuta, aux ressortissants latino-américains vivant en Espagne ou aux bénéficiaires de la loi espagnole sur la mémoire démocratique.
Une nouvelle attaque contre le gouvernement espagnol
Javier Milei entretient depuis plus de deux ans des relations extrêmement tendues avec Pedro Sánchez.
La crise diplomatique entre Madrid et Buenos Aires avait éclaté en 2024, lorsque le président argentin avait qualifié Begoña Gómez, la femme du chef du gouvernement espagnol, de « corrompue », en réponse à des propos du ministre espagnol des Transports, Óscar Puente.
Si les relations diplomatiques entre les deux pays se sont depuis normalisées, les rapports politiques entre les deux gouvernements restent très dégradés.
Les déclarations de Javier Milei interviennent alors que la crise de Ceuta continue d'alimenter les tensions au sein de l'Union européenne et de raviver le débat sur la politique migratoire de Pedro Sánchez.