La France au bord de la « poudrière » budgétaire : l’addition de dix ans de macronisme arrive
À neuf mois de la fin du mandat d’Emmanuel Macron, son propre ministre du Budget qualifie les finances françaises de « poudrière ». Dette à 117 % du PIB, déficit à 5 %, chômage en hausse et intérêts qui explosent : après dix ans de dépenses et de baisses d’impôts non financées, la France entre dans la présidentielle sans avoir réglé l’addition.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Dette à 117 % du PIB, déficit à 5 %, chômage en hausse et intérêts qui explosent : à neuf mois de la fin du mandat d’Emmanuel Macron, le ministre du Budget qualifie lui-même les finances françaises de « poudrière ».
Sommaire
- Plus de 1.000 milliards d'euros de dette supplémentaire
- 5 % de déficit : et ce serait déjà une réussite
- La dette commence à présenter sa facture
- La France emprunte plus cher que la Grèce
- 58 % des dépenses sont sociales
- La réforme des retraites sacrifiée à la survie politique
- Même les patients devront davantage payer
- Tout le monde promet, personne ne chiffre encore l'addition
- Macron laissera une France beaucoup plus endettée
La formule ne vient ni de Marine Le Pen, ni de Jean-Luc Mélenchon, ni d'un économiste particulièrement catastrophiste. Elle est employée par le ministre français du Budget lui-même.
Dans un entretien au Financial Times, David Amiel décrit les finances publiques françaises comme une « poudrière » et appelle la classe politique à ne surtout pas attendre l'élection présidentielle d'avril 2027 pour commencer à la désamorcer.
« Le redressement des finances publiques françaises est la priorité absolue », prévient-il.
Il y a effectivement urgence. Après presque dix années d'Emmanuel Macron à l'Élysée, la France affiche un déficit public gigantesque, une dette qui continue de progresser, une croissance anémique et désormais des taux d'intérêt qui rendent chaque année d'inaction plus coûteuse que la précédente.
Plus de 1.000 milliards d'euros de dette supplémentaire
Le bilan de la décennie Macron est particulièrement difficile à contourner. Lorsque l'actuel président est arrivé au pouvoir en 2017, la dette publique représentait environ 98 % du PIB. Elle atteint désormais 117 %.
En valeur absolue, plus de 1.000 milliards d'euros de dette supplémentaire se sont accumulés pendant ses deux mandats.
Une partie s'explique évidemment par des crises extraordinaires. La pandémie a conduit l'État français, comme ses voisins, à dépenser massivement pour maintenir entreprises et ménages à flot. Le choc énergétique de 2022 a ensuite entraîné de nouvelles interventions publiques.
Mais l'explication devient beaucoup moins confortable lorsqu'on regarde les années suivantes. La France n'est jamais réellement parvenue à refermer le robinet.
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