La Russie pourrait attaquer un pays de l’Otan « dans les prochains mois », avertit le renseignement danois
Le renseignement danois estime qu’une attaque militaire russe limitée contre un pays de l’OTAN pourrait survenir dans les prochains mois. Le risque reste jugé « faible », mais augmente. Moscou pourrait chercher à tester et diviser l’Alliance sans déclencher une guerre ouverte.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Le renseignement danois alerte sur un risque « faible mais croissant » d’attaque militaire russe limitée contre un pays de l’OTAN dans les prochains mois. Moscou pourrait chercher à tester et diviser l’Alliance sans déclencher une guerre ouverte.
Le scénario paraissait encore largement cantonné à un horizon de plusieurs années. Les services de renseignement militaires danois préviennent désormais qu'une attaque russe limitée contre un pays membre de l'Otan pourrait intervenir beaucoup plus tôt, éventuellement « dans les prochains mois ».
Dans une nouvelle évaluation de la menace publiée jeudi, le renseignement militaire danois (DDIS) estime qu'il existe un « risque faible mais croissant » que la Russie mène une opération militaire limitée contre un ou plusieurs pays de l'Otan partageant une frontière avec elle. Une telle opération constituerait un changement majeur : Moscou chercherait à tester directement l'Alliance atlantique sans nécessairement franchir le seuil d'une guerre conventionnelle à grande échelle.
L'avertissement ne signifie pas que les services danois s'attendent à une invasion russe de l'Europe dans les prochains mois. Ils considèrent au contraire qu'une invasion à grande échelle d'un pays de l'Otan demeure « hautement improbable » à court terme. C'est un scénario beaucoup plus ambigu qui inquiète Copenhague.
Des soldats russes dans une zone frontalière
« Cela pourrait impliquer le déploiement de forces militaires dans une zone limitée à l'intérieur de pays de l'Otan frontaliers de la Russie, par exemple sous prétexte de protéger les minorités russes locales », a expliqué Thomas Ahrenkiel, directeur du renseignement militaire danois.
Le nombre de soldats engagés pourrait être faible. Une autre possibilité serait une frappe isolée à l'aide d'armes de longue portée — missiles ou drones — contre une infrastructure située dans un pays de l'Otan et utilisée pour soutenir l'Ukraine.
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