La Wallonie investit 40 millions d'euros pour décarboner son industrie
Le Gouvernement wallon lance un nouvel appel à projets destiné aux entreprises engagées dans les Conventions Carbone. L'objectif est d'accélérer les investissements permettant de réduire les émissions industrielles.
Publié par Demetrio Scagliola
Résumé de l'article
- Près de 40 millions d'euros sont mobilisés.
- Plus de 200 entreprises wallonnes sont concernées.
- Les projets devront permettre d'importantes économies d'énergie ou de CO₂.
La Wallonie entend accélérer la transition énergétique de son industrie. Le Gouvernement wallon a lancé un nouvel appel à projets doté de près de 40 millions d'euros afin de soutenir les investissements bas carbone des entreprises engagées dans les Conventions Carbone.
L'enveloppe atteint précisément un peu plus de 39 millions d'euros. Elle se compose de 14,4 millions d'euros de subventions et de jusqu'à 25 millions d'euros de prêts à taux bonifiés qui seront accordés via Wallonie Entreprendre.
Un secteur clé pour les émissions wallonnes
L'industrie représente près de 30 % des émissions totales de gaz à effet de serre de la Région. Les Conventions Carbone couvrent quant à elles environ 80 % de la consommation énergétique industrielle wallonne. Plus de 200 entreprises, représentant environ 250 sites industriels, participent déjà au dispositif.
Les audits réalisés dans ce cadre ont permis d'identifier plus de 6.000 pistes d'amélioration énergétique et environnementale à l'horizon 2031.
Des aides pour débloquer les investissements
L'objectif de l'appel à projets est de lever certains freins qui retardent encore la mise en œuvre des investissements de décarbonation, qu'ils soient financiers, techniques ou liés à la rentabilité des projets.
Pour être éligibles, les projets devront figurer dans les plans d'action validés par la Région et permettre une réduction annuelle d'au moins 500 tonnes équivalent CO₂ ou une économie d'au moins 1 GWh d'énergie finale.
« Décarboner sans désindustrialiser »
La ministre wallonne de l'Énergie, Cécile Neven, voit dans ce dispositif un moyen de transformer les engagements climatiques en réalisations concrètes. « Chaque investissement soutenu permettra à nos industries de réduire durablement leur consommation d'énergie, de renforcer leur compétitivité et de se préparer aux défis de demain. »
Même tonalité chez le vice-président et ministre de l'Économie Pierre-Yves Jeholet. « Il est impératif de décarboner sans désindustrialiser, en faisant de la transition un levier de croissance, d'innovation et d'emploi. »
Les entreprises ont jusqu'au 25 septembre 2026 pour introduire leur candidature. Les projets retenus seront annoncés en décembre