L'Allemagne et la Syrie travaillent de concert pour rapatrier des réfugiés syriens au pays
Lors d'une rencontre à Berlin avec le président syrien, le chancelier allemand Friedrich Merz a confirmé travailler de concert avec Damas pour rapatrier des centaines de milliers de réfugiés syriens.
Publié par Rédaction
Résumé de l'article
- L'Allemagne et la Syrie coopèrent pour organiser le rapatriement au pays de plusieurs centaines de réfugiés syriens.
- Poussé dans le dos par l'extrême-droite, le chancelier Merz a posé des conditions à ce retour.
Sommaire
L’Allemagne et la Syrie coopèrent pour organiser le retour de nombreux réfugiés syriens vivant en Allemagne. C'est ce qu'a déclaré le chancelier Friedrich Merz à l'occasion de la visite à Berlin du président Ahmad al-Chareh.
L'Allemagne accueille aujourd'hui un million de Syriens environ. Lors d'une conférence de presse commune, le chancelier a déclaré : "Nous travaillons ensemble à ce que les Syriennes et Syriens puissent rentrer d'Allemagne dans leur patrie." En échange, il souhaite favoriser ces retours tout en soutenant la reconstruction de la Syrie, notamment avec une aide financière de 200 millions d’euros.
Un contexte politique propice
Un projet de “migration circulaire” est envisagé : les Syriens pourraient participer à la reconstruction de leur pays sans forcément quitter définitivement l’Allemagne. Ils sont vus comme un lien important entre les deux nations, a souligné Ahmad al-Chareh. Cet ancien jihadiste a pris les rênes du pouvoir, à Damas, après la chute de la dynastie al-Assad.
Cependant, cette politique de retour s’inscrit aussi dans un contexte politique tendu en Allemagne, marqué par la pression de l’extrême-droite sur les questions migratoires. Le parti "Alternative für Deutschland" (AfD), qui plaide pour un retour au pays des migrants, est en effet au coude-à-coude, dans les sondages, avec les conservateurs.
L’Allemagne insiste sur la nécessité pour la Syrie de devenir un État respectant les droits humains et l’État de droit, malgré une situation encore instable et des conflits en cours. Des combats sont toujours en cours, sur place, entre les forces gouvernementales et les combattants kurdes.